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Macky Sall affirme qu’il a le droit de se présenter à la présidentielle de 2024

Le président sénégalais, Macky Sall, a affirmé qu’il a le droit de se présenter à l’élection présidentielle fixée au 25 février 2024 au Sénégal, sans toutefois dévoiler s’il sera candidat ou non pour un troisième mandat.
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Ces propos ont été faits par Macky Sall dans une interview accordée au journal français « L’Express », publiée lundi, et dans laquelle il a abordé plusieurs sujets d’actualité. Il a notamment évoqué la Russie, l’Union africaine et les récentes émeutes survenus à Dakar lors du procès pour « diffamation » opposant le ministre sénégalais du Tourisme et des Loisirs Mame Mbaye Niang au chef du parti Pastef, Ousmane Sonko (opposition).

Ce procès émaillé de violence et de heurts dans les quartiers de la capitale sénégalaise, a été renvoyé par le juge du tribunal correctionnel de Dakar au 30 mars 2023 pour une audience spéciale.

Interpellé par le média français sur la question de sa candidature à l’élection présidentielle de 2024, le chef de l’Etat sénégalais, dont les propos ont été relayés par des médias locaux, a noté que la question « n’était plus juridique car le problème avait été réglé ».

Macky Sall a ainsi affirmé que le mandat qu’il a reçu en 2012 était hors de portée de la réforme constitutionnelle, ce qui lui permettrait de briguer un troisième mandat.

Le président Macky Sall a déclaré que cette question est répétitive: « cette question m’a été posée des dizaines de fois. Dans mon camp, les gens se sont déjà positionnés pour m’investir comme candidat. Je n’ai pas encore apporté ma réponse. J’ai un agenda, un travail à faire. Le moment venu, je ferai savoir ma position, d’abord à mes partisans, ensuite à la population sénégalaise ».

« Sur le plan juridique, le débat est tranché depuis longtemps. J’ai été élu en 2012 pour un mandat de sept ans. En 2016, j’ai proposé le passage au quinquennat et suggéré d’appliquer cette réduction à mon mandat en cours. Avant de soumettre ce choix au référendum, nous avons consulté le Conseil constitutionnel. Ce dernier a estimé que mon premier mandat était intangible et donc qu’il était hors de portée de la réforme. La question juridique est donc réglée. Maintenant, dois-je me porter candidat pour un troisième mandat ou non ? C’est un débat politique, je l’admets », a soutenu le chef de l’Etat sénégalais.

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« ….Nous sommes en politique. Mais pour l’instant, je n’ai pas déclaré ma candidature. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit », a répliqué Macky Sall au journal qui lui a rappelé: « Dans votre autobiographie publiée avant la présidentielle de 2019, le Sénégal au cœur, vous affirmiez briguer votre « deuxième et dernier mandat ». Direz-vous comme votre prédécesseur Abdoulaye Wade, en 2012 : « Ma waxoon waxeet » (Je l’ai dit, je me dédis) ?.

« Je ne me dédis pas. J’ai donné une opinion qui correspondait à ma conviction du moment. Celle-ci peut évoluer et les circonstances peuvent m’amener à changer de position. Nous sommes en politique. Mais pour l’instant, je n’ai pas déclaré ma candidature. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit », a répondu le chef de l’Etat sénégalais au média français.

Lors d’un meeting organisé ce week-end par la coalition au pouvoir à Kaolack (centre), les différents responsables de Benno Bokk Yaakaar (BBY, majorité) ont réaffirmé leur intention de faire du chef de l’Etat sortant leur candidat à la prochaine présidentielle, rapporte la presse locale.

Au cours de ce « meeting de rassemblement et de réconciliation », le Premier ministre, Amadou Ba, « a invité les Kaolackois à se mobiliser pour offrir un second quinquennat au président Macky Sall », a rapporté lundi le journal local » Enquête ».

A signaler que l’opposant Ousamane Sonko a déjà annoncé sa candidature à la présidentielle de 2024, de même que le banquier et ancien Premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye qui a été désigné candidat à la présidentielle du 25 février 2024 par des partis politiques et mouvements citoyens, avec lesquels il va s’engager publiquement à exercer ‘’une transition limitée à un mandat de cinq ans’’ en cas de victoire.

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Ousmane Sonko fait l’objet depuis deux ans d’une procédure pour « viols et menaces de mort » après une plainte d’une employée d’un salon de beauté de Dakar. Un juge d’instruction avait décidé le 18 janvier de renvoyer devant une chambre criminelle l’opposant inculpé et placé sous contrôle judiciaire en mars 2021. Il fait aussi l’objet d’une plainte pour diffamation contre le ministre du Tourisme.

Selon les analystes, les deux procès pourraient être déterminants pour la candidature de Sonko à l’élection présidentielle du 25 février 2024, les textes prévoyant une radiation des listes électorales, et donc une inéligibilité, dans certains cas de condamnation.

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