Les résultats de l’étude du Bureau opération du suivi du Plan Sénégal émergent (BOS PSE) font état d’une diminution de 5% du taux de pauvreté au Sénégal avec un nombre de pauvres passé de 6 300 000 entre 2001 et 2011 à 6 032 056 entre 2012 et 2019.

L’étude a été menée sur la base des statistiques de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) avec l’accompagnent du ministère du Développement communautaire et du Programme des nations unies pour le développement pour la période de 2011 à 2018.

‘’On a essayé de diagnostiquer les résultats publiés par l’ANDS. Globalement l’étude a montré que le taux de pauvres du Sénégal a baissé de 5%’’, a dit M. Ousseynou Kane, directeur général du Bureau Opération du suivi du plan Sénégal émergent.

L’étude démontre aussi que le Sénégal a le plus faible taux de pauvreté dans l’espace UEMOA avec (37,8%).

Selon le M. Kane, qui s’exprimait en marge d’un atelier de restitution nationale sur l’étude de la transition dans la pauvreté et inégalités des revenus, ce résultat s’explique par les politiques socioéconomiques entreprises par l’Etat notamment ‘’les performances’’ du Plan Sénégal émergent, le référentiel des politiques publiques mis en œuvre depuis 2014.

‘’Le PSE a été un moteur de lutte contre les inégalités et la pauvreté. En 2014, le Sénégal a pris une décision ferme d’harmoniser ses politiques économiques et d’investir des moyens assez importants dans la création de richesses qui favorisent la réduction de la pauvreté’’ a-t-il-expliqué.

Selon les résultats de l’étude, il y a plus de pauvres dans les régions sud et nord-est du Sénégal que dans le reste du pays.

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‘’En ce qui concerne le niveau de pauvres par région en 2018, il ressort de l’analyse que les régions de Sédhiou (65,7%), de Kédougou (61,9%), de Tambacounda (61,9%), de Kolda (56,6%) et de Ziguinchor (51,1%) sont les plus touchées par la pauvreté’’, révèle l’étude.

Le directeur général du BOS estime ainsi que les politiques de ciblage du Sénégal doivent être renforcées pour lutter efficacement contre la pauvreté et les inégalités sociales.

‘’Nous devons avoir des politiques de ciblage de transferts monétaires mais aussi développer des initiatives allant dans le sens de la formation, de l’éducation, du développement humain et de la protection sociale’’, a-t-il-suggéré.

L’étude renseigne également que ‘’le manque d’emplois, le manque de terres et la cherté de la vie sont entre autres les principales causes de la pauvreté’’, au Sénégal.

Dans la rubrique des recommandations, les experts du BOS suggèrent ‘’une analyse sur l’efficience des filières agricoles comparativement aux appuis et subventions de l’Etat afin d’identifier les spéculations et les stratégies les plus pertinentes pour favoriser la résilience des ménages agricoles’’.

Avec-APS-