Un accord a été trouvé samedi sur la question des dégâts climatiques subis par les pays pauvres. Un fonds spécifique dédié à ces « pertes et dommages » va être créé en 2023.

Les participants à la Cop27 ont trouvé un accord ce samedi 19 novembre 2022 sur la question des dégâts climatiques subis par les pays pauvres, a annoncé une source européenne. C’était l’un des principaux points de blocage des difficiles négociations sur le climat qui ont lieu à Charm-el-Cheikh en Égypte.

Un accord a été trouvé samedi sur la question des dégâts climatiques subis par les pays pauvres, un des principaux points de blocage des difficiles négociations de la conférence internationale sur le climat, selon une source européenne.

«Un accord a été trouvé» sur la création d’un fonds spécifique dédié à ces «pertes et dommages» qui «dirige» les moyens financiers vers les pays les plus vulnérables.

« Plutôt pas d’accord qu’un mauvais accord »

Cette annonce donne l’espoir que cette 27e conférence internationale sur le climat, qui semblait au bord de l’échec samedi matin, soit sauvée.

«Plutôt pas d’accord qu’un mauvais accord», avait lancé le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans devant la presse.

«Nous sommes inquiets de certaines des choses que nous avons vues et entendues au cours des dernières 12 heures», a-t-il dit, ajoutant que l’objectif des Européens était de garder «en vie» la limite de réchauffement de 1,5°C, objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris.

Pétrole et gaz absents

La présidence égyptienne, critiquée pour la lenteur des négociations, a fini par publier un nouveau projet de texte final très attendu en début d’après-midi.

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Cette proposition doit encore être discutée par les négociateurs de près de 200 pays rassemblés à Charm el-Cheikh pour des discussions qui ont déjà débordé d’un jour.

Le document réaffirme les objectifs de l’accord de Paris de 2015, qui vise à limiter le réchauffement de la planète «nettement en-dessous de 2°C» par rapport à l’ère pré-industrielle, et si possible à 1,5°C.

Le texte souligne que les impacts du dérèglement climatique seraient bien moins importants à 1,5°C et affiche l’importance de poursuivre les «efforts» pour respecter cette limite.

Côté énergie, la fin des «subventions inefficaces aux carburants fossile» est affirmée mais pas la sortie du pétrole ou du gaz. L’objectif d’une sortie progressive des centrales à charbon — acquis de Glasgow l’an dernier — est réaffirmé, mais avec désormais un appel à accélérer le développement des renouvelables au cours de cette décennie.

Un blocage

Cette conférence, qui aurait dû se terminer vendredi soir, a longtemps bloqué sur la compensation des dégâts déjà occasionnés par le changement climatique, les «pertes et dommages».

Une proposition de texte sur cette question, l’une des plus épineuses des discussions depuis deux semaines, avait aussi été avancée samedi par la présidence égyptienne, avec l’espoir qu’un consensus puisse être trouvé.

Le document propose d’établir «de nouveaux accords de financement pour aider les pays en développement» à «mobiliser des ressources nouvelles et supplémentaires».

Mais aussi, revendication phare des pays pauvres très exposés, de «créer un fonds de réponse aux pertes et dommages», dont le fonctionnement et les financements devront être élaborés par un «comité de transition» d’ici la prochaine COP28 aux Emirats arabes unis fin 2023.

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L’ambiguïté sur les bénéficiaires de ce fonds, un point de blocage majeur des derniers jours, est levée a indiqué la source européenne.

Ce sujet des dégâts déjà occasionnés par le changement climatique est plus que jamais au centre des débats après les inondations historiques qui ont récemment frappé le Pakistan et le Nigeria.