Une étude réalisée par le Fonds de développement des transports terrestres (FDTT) constate le manque d’attractivité des gares routières sénégalaises.

Une étude a été menée sur les gares routières du Sénégal. Le travail est réalisé par l’expert en transport, Pape Souleye Faye. Il ressort de cette enquête l’absence d’un réseau adapté de gares routières. Celles-ci se sont installées dans des zones rarement équipées pour cet usage et sans aménagement véritable.

Le document signale qu’au Sénégal, les gares routières ont presque toujours été financées par l’Etat qui assure, à travers ses services techniques, leur création, extension et réhabilitation. Certaines collectivités locales y participent, par la mise à disposition du foncier et prise en charge de certaines charges de fonctionnement.

Toutefois, la qualité de service offerte par les gares routières est mauvaise, dans l’ensemble, et les conditions de son amélioration et sa pérennité ne sont pas bien définies. Le travail fait aussi noter que les gares routières ne font l’objet d’aucune stratégie particulière.

150 départs par jour
L’étude a surtout ciblé les gares routières interurbaines des capitales régionales auxquelles ont été ajoutées les gares routières de certaines villes, aux vues de leur importance en trafic. Le trafic noté au sein des gares routières ciblées tourne autour d’une moyenne de 150 départs/jour, soit 55.000 départs dans l’année et le chiffre d’affaires annuel généré par les gares routières de façon générale ne permet pas d’avoir un bénéfice financier considérable permettant un investissement.

770 départs/jour à la gare Baux maraîchers
Pour le cas de la gare routière des Baux Maraichers de Dakar (gare de type interurbaine et internationale), implantée sur une superficie de 12 hectares, elle est concédée et se caractérise par sa grande capacité, le bon agencement au niveau des points de départ, le niveau de service de sécurité, l’organisation au niveau des embarquements et le niveau de qualité de services entre autres.

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Cette gare génère une recette journalière estimée à environ 2,5 à 3 millions de F CFA, avec un nombre de départs qui tourne autour de 770 départs/jour. S’agissant de l’offre et la demande en matière de dessertes, la disponibilité des véhicules est nette. Cependant, les voyageurs se font rares ou préfèrent se faire embarquer à partir d’autres endroits (maraudage, garages des horaires implantés dans des quartiers).

Source: pulse.sn