Le rapport indique que les deux dernières années ont eu un impact dévastateur pour des milliards de personnes dans le monde, lorsque des crises comme la COVID-19 et la guerre en Ukraine se sont succédé et ont interagi avec des changements sociaux et économiques radicaux, des changements planétaires dangereux et une aggravation de la polarisation.

« Pour la première fois depuis 32 ans que le PNUD calcule l’indice de développement humain (IDH), qui évalue la santé, l’éducation et le niveau de vie d’une nation, celui-ci a diminué mondialement pendant deux années consécutives. Le développement humain est retombé à ses niveaux de 2016, annulant ainsi une grande partie des progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable »,

Le Sénégal est très touché par la crise provoquée par l’apparition du Covid-19 et la guerre en Ukraine, qui ont mis toute la planète dans une situation d’incertitudes. Dans le dernier rapport sur l’Indice de développement humain (Idh), publié par le Pnud, notre pays est classé à la 170ème place sur les 190 pays cités dans le document. Avec un Idh de 0,511, le Sénégal chute de deux (2) places par rapport au classement précédent. Dans le tableau, le Sénégal figure dans la catégorie des pays de développement humain faible. Un classement dans lequel on retrouve des pays comme la Tanzanie, le Pakistan, le Togo, Haïti, le Nigeria, le Rwanda, le Bénin, l’Ouganda, le Lesotho, le Malawi, Djibouti, le Soudan, Madagascar, la Gambie, l’Ethiopie, l’Erythrée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Congo (République démocratique), entre autres.

Il faut noter que d’autres pays africains comme la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Congo, le Cap-Vert, le Cameroun, le Ghana, le Maroc, la Namibie, l’Angola figurent dans le tableau des pays au développement humain moyen. Le rapport du Pnud, intitulé «Temps incertains, vies bouleversées», renseigne que «la valeur de l’Indice mondial de développement humain a baissé deux ans de suite, effaçant les gains obtenus au cours des cinq années précédentes». Il faut noter que «pour la première fois depuis 32 ans que le Pnud calcule l’Indice de développement humain (Idh), qui évalue la santé, l’éducation et le niveau de vie d’une Nation, celui-ci a diminué mondialement pendant deux années consécutives».

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Pis, renseigne ce programme des Nations unies, «le développement humain est retombé à ses niveaux de 2016, annulant ainsi une grande partie des progrès vers la réalisation des Objectifs de développement durable». Il informe également que «l’inversion est presque universelle, puisque plus de 90% des pays ont enregistré une baisse de leur Idh en 2020 ou 2021 et plus de 40% ont vu leur score chuter au cours de ces deux années», tout en «signalant que la crise continue de s’aggraver pour beaucoup».

Dans le document, les experts renseignent que la «pandémie actuelle de Covid-19 a entraîné un recul du développement humain dans presque tous les pays et continue de faire naître des variants de façon imprévisible». Dans la même veine, il est souligné que «la guerre en Ukraine et dans d’autres parties du monde génère de nouvelles souffrances humaines dans un ordre géopolitique mouvant et un système multilatéral exsangue».

D’après le Pnud, «les températures, les incendies et les tempêtes battent tous les records et tirent chaque fois la sonnette d’alarme sur des systèmes planétaires de plus en plus détraqués». Et d’ajouter : «Les crises aiguës cèdent la place à des incertitudes chroniques, multiples et interactives à l’échelle mondiale, qui annoncent une période sombre et des vies bouleversées.»

Dressant un tableau sombre, les auteurs du rapport font savoir que «la pandémie du Covid-19 et la guerre en Ukraine sont des manifestations dévastatrices de l’ensemble d’incertitudes actuelles». D’après eux, «elles ont chacune révélé les limites et failles de la gouvernance mondiale actuelle et mis à mal les chaînes d’approvisionnement mondiales». Ce qui, soutiennent-ils, «a entraîné une volatilité accrue des prix de l’énergie, des engrais, des produits de base et d’autres biens».

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Mais, précisent-ils, «c’est bien leur interaction qui, au moment où nous écrivons ces lignes, transforme les chocs en une catastrophe mondiale imminente». Toutefois, voulant garder un certain optimisme, les experts des Nations unies font remarquer que «tout n’est pas rose, mais tout n’est pas noir non plus». A les en croire, «les politiques publiques, qui font la part belle à l’investissement, à l’assurance et à l’innovation, devraient amplement aider les populations à appréhender ce nouvel ensemble d’incertitudes et à prospérer malgré lui».

Il faut savoir que l’Idh est une mesure créée par le Pnud pour mieux mesurer les inégalités mondiales et trouver des solutions aux problèmes d’éducation et de pauvreté. Il est mesuré selon trois critères : le Pib par habitant, l’espérance de vie des citoyens d’un Etat et le niveau d’éducation mesuré à partir de 15 ans et plus. Depuis 1990, il remplace le Pib qui occultait largement le niveau d’épanouissement individuel et collectif pour ne se focaliser que sur des critères économiques.