La troisième édition du festival «Les Téranga» s’est tenue lundi à Gandiaye, une commune rurale de la région de Kaolack (centre), avec l’ambition d’amener le cinéma vers les populations et faire participer ces dernières à la professionnalisation du 7e art au Sénégal.

«Culture et développement territorial» est l’un des deux thèmes au menu de cette édition également aussi axée sur «La place de la femme dans le cinéma».

Le festival ’’Les Téranga» a été lancée en 2019 par l’association cinéma 221, regroupant des professionnels du secteur.

La troisième édition a été délocalisée «à Gandiaye pour amener le cinéma vers les populations, afin d’échanger avec elles et les faire participer à la professionnalisation du secteur», a expliqué la réalisatrice et productrice Fatou Jupiter Touré, une des initiatrices du festival.

«Nous voulons contribuer à créer un environnement favorable au développement du cinéma dans cette localité» de la région de Kaolack, a ajouté Fatou Jupiter Touré.

L’initiative de ce festival vise par ailleurs à contribuer «à la professionnalisation du secteur», pour «faire en sorte que le Sénégal soit un lieu annuel de rendez-vous de l’Afrique et de la diaspora autour du cinéma et autour de projets structurants et de collaboration qui amènent un développement», a-t-elle insisté.

Elle note que l’un des objectifs de ce festival consiste également à «faire rayonner la destination Sénégal dans le monde».

Parlant d’un des thèmes de ce festival, Fatou Jupiter Touré estime que «la place de la femme dans le cinéma est aujourd’hui à l’image de la place de la femme dans la société», d’autant que «la culture fait partie de ce qui représente réellement l’essence d’un peuple».

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«On ne peut pas parler de culture sans développement et de développement sans la culture», a relevé Fatou Jupiter Touré, appelant la jeune génération à davantage se tourner vers la formation pour «une meilleure culture au Sénégal».

Elle signale que la tenue de la 3e édition du festival ’’Les Téranga’’ à Gandiaye devrait «permettre de réfléchir sur les actions de l’association qui ont pu se passer antérieurement, faire le bilan et établir des perspectives pour le développement de la culture au Sénégal».

«La culture rime avec le développement. On ne peut se développer sans la culture, et on ne peut pas se développer avec uniquement la culture de l’autre. On doit se développer en s’appuyant sur nos spécificités culturelles», a pour sa part déclaré le maire de Gandiaye, Pape Songué Diop.

Il s’est félicité de la tenue de la troisième édition du festival ’’Les Téranga’’ dans la commune de Gandiaye, qu’il présente comme «une terre de culture».

«A Gandiaye, nous avions Yandé Codou Sène, Babou Ngom entre autres acteurs qui ont fait les beaux jours de la culture sénégalaise», a-t-il indiqué, avant d’inviter les jeunes à s’imprégner de leur propre culture pour leur développement et épanouissement personnel.

Avec-APS-