La paix et la stabilité constituent des conditions préalables et indispensables au développement économique et social du continent africain, a indiqué dimanche le Président sénégalais, président en exercice de l’Union Africaine (UA), Macky Sall.

«Il y a urgence à faire taire les armes et privilégier le règlement pacifique des différends en Afrique», a déclaré M. Sall dans son allocution de clôture de la 4ème réunion de coordination semestrielle de l’UA, des communautés économiques régionales (CER) et des mécanismes régionaux (MR) qui s’est tenue dans la capitale zambienne Lusaka.

Mettant l’accent sur la nécessité de poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme et de refuser la prise du pouvoir par la force, le chef d’État a noté que les gouvernements africains sont appelés à investir davantage dans les politiques d’inclusion sociale et de développement du capital humain.

Concernant la plateforme d’échange de connaissances interrégional sur l’alerte précoce et la prévention des conflits (I-RECKE), M. Sall a souligné qu’il s’agit d’une initiative importante qu’il faudra entretenir par un mécanisme opérationnel afin qu’elle puisse contribuer de manière efficace aux efforts de pacification du contient.

Par ailleurs, le président en exercice de l’UA a estimé que l’intégration continentale reste un grand défi pour l’Afrique, notant que «tous les paradigmes sur la scène internationale montrent avec plus d’acuité à quel point les pays africains doivent agir de manière plus forte à travers des actions concrètes» pour réussir ce chantier.

«L’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange africaine (ZLECAf) au début de 2022 est un pas dans le bon sens, mais les textes juridiques à eux seuls ne suffiront pas», a-t-il dit.

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Il a de même relevé que l’évaluation de la mise en œuvre de l’agenda 2063, lancé depuis près de dix ans, montre qu’il faut redoubler d’effort dans la réalisation d’infrastructures et la facilitation du commerce et de l’investissement inter-africain, car la voie de l’intégration passe par la connectivité interétatique et inter-régionale.

La cérémonie d’ouverture de cette 4e réunion de coordination semestrielle de l’Union africaine a été marquée par la présence notamment du Président zambien Hakainde Hichilema, du Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, de l’ancien Président du Niger, Mahamadou Issoufou, du président du Conseil européen, Charles Michel, et du président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat.

Au programme de cette réunion, qui s’est tenue au lendemain de la 41ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA (14-15 juillet), figure notamment l’examen du rapport intérimaire sur la pandémie de la covid-19 en Afrique, le rapport actualisé sur la mise en œuvre de la ZLECAf, le rapport sur l’état de l’intégration régionale en Afrique et le rapport sur la division du travail entre l’UA, les CER, les MR et les états membres.

Les dirigeants africains se sont penchés également sur le rapport qui retrace l’expérience réussie de coopération inter-CER qui a débouché sur l’accord de libre-échange tripartite entre le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et la communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

Une réflexion de haut niveau sur le premier plan décennal de mise en œuvre de l’agenda 2063 de l’UA et l’élaboration du deuxième plan décennal de l’agenda a été également à l’ordre du jour de cette réunion.