Paludisme: La région médicale de Kaffrine a abrité durant trois jours une session de formation sur le renforcement des capacités en matière de surveillance et de réponses aux urgences de santé publique et en particulier sur le paludisme.

Cette session de formation s’inscrit dans le cadre du projet Emergency Operation Center (EOC) ou Centre des opérations d’urgence d’un coût de près de 225 millions de francs CFA.

Le principal objectif de celui-ci consiste à renforcer la lutte contre le paludisme à un niveau décentralisé en mettant en place dans les régions médicales des équipements, a expliqué Dr Elhadj Doucouré, responsable bureau élimination et surveillance du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP).

Ces équipements ‘’vont permettre d’améliorer leur capacité de surveillance et les capacités de riposte dans la surveillance des épidémies’’, a-t-il souligné.

Il s’exprimait vendredi au terme de cette session de formation initié par ce projet mis en œuvre grâce à l’appui de l’Ong Path, à travers son Projet MACEPA (le Partenariat pour le contrôle et l’élimination du paludisme en Afrique).

A travers ce projet, les régions médicales seront équipées avec la mise en place d’un plateau technique dit ‘’Unités de coordination avancées (UCA)’’. Celui-ci permet un suivi en temps réel des données générées par les districts et postes de santé dans le cadre de la surveillance et de la riposte face aux épidémies.

‘’Et l’une des étapes pour pouvoir utiliser cette opportunité de manière optimale est de renforcer les compétences des prestataires, des utilisateurs de cette plateforme que sont les équipes cadres de région et les équipes cadres de district’’, a indiqué le Dr Doucouré.

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A travers le renforcement des UCA du PNLP, il s’agira également d’intégrer des centres stratégiques d’opérations sanitaires (SHOC Room), pour en faire des unités mixtes de coordination avancées (UMCA) au niveau régional.

La région de Kaffrine présente, selon le Dr Doucouré, ‘’un faciès intermédiaire en terme de niveau de transmission du paludisme avec Koungheul classé dans la zone rouge’’.

Le district de Kaffrine se particularise par un niveau de transmission très bas, classé ‘’vert’’ depuis plusieurs années.

‘’Les enquêtes montrent une disponibilité de 80 % de moustiquaires au niveau national mais avec un taux d’utilisation réel de seulement 60 %’’, a-t-il signalé, expliquant que cela démontre ainsi ‘’la nécessité de renforcer la communication auprès des populations’’.

Le Dr Moustapha Cissé de l’Ong Path a insisté sur l’importance de renforcer la lutte contre le paludisme au niveau transfrontalier.

‘’Nous avons prévu dans le cadre de ce projet des rencontres au niveau opérationnel entre les districts frontaliers, où de part et d’autre les agents de santé vont échanger des données et des expériences pour mieux contrôler la zone frontalière.’’

Le coût du projet est estimé selon lui à près de 225 millions de francs CFA, un montant qui doit aider à renforcer les capacités du Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS), afin de lui permettre d’appuyer le PNLP en vue d’accélérer le processus d’élimination du paludisme d’ici 2030.

Avec-APS-