Le réseau de la Renaissance africaine et la diaspora (ARDN), va lancer lundi au Sénégal une campagne dénommée ‘’Carton rouge’’ dont l’objectif est de contribuer à mettre un terme à toutes les formes de discrimination et de violence contre les femmes et les filles, a annoncé vendredi dans la capitale sénégalaise, son président-directeur général, Djibril Diallo.

’’La campagne carton rouge que nous allons lancer le lundi prochain au Sénégal est l’une des rares qui utilise de mobilisation en sport et en culture comme point d’entrée vers la réalisation de toute forme de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles’’, a-t-il déclaré.

Intervenant lors d’un petit déjeuner de presse tenu en prélude du lancement officiel de la campagne, M. Diallo a rappelé que cette campagne avait été lancée pour la première fois en 2019, à l’occasion de la Coupe du monde féminine de Football, jouée en France.

Elle avait été lancée avec l’appui de la FIFA, l’UNFPA, ONU Femme et autres Organismes internationaux évoluant dans la lutte contre les violences basées sur le genre, a-t-il ajouté.

Cette campagne, a-t-il précisé, vise à atteindre 1 millions de signatures, lors de la prochaine Coupe du monde, prévue en novembre prochain, au Qatar.

Lancée dans quelques pays d’Afrique notamment en Ethiopie et en RDC, la campagne sera également impulsée dans les prochains mois en Côte D’ivoire et dans 16 autres pays de la SADEC (Communauté de développement de l’Afrique australe).

’’Le lancement de la campagne doit servir d’accélération du travail accompli et devra se dérouler pendant 12 mois dans chaque pays’’, a-t-il signalé.

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Il a noté que l’ARDN a été mandaté par les Nations-Unies pour vulgariser les ODD en Afrique, à travers quatre points d’entrées, notamment la mobilisation de la jeunesse.

’’Parmi ces points nous avons également pour mission de combler les gouffres entre les hommes et les femmes. Il s’agit de savoir aussi comment améliorer la qualité de l’éducation (…)’’, a-t-il ajouté.

Le représentant-résident adjoint de l’UNFPA au Sénégal, Dr Jean-Pierre Makelele, a pour sa part, soutenu que cette campagne demeure ‘’un grand événement et une activité pour tous les acteurs, en vue de renforcer le plaidoyer et la sensibilisation auprès des autorités’’.

Peignant un tableau sombre de la situation des femmes au Sénégal, il a noté que tous les acteurs notamment l’UNFPA, s’engagent à porter leur contribution pour la promotion de l’égalité de sexe.

’’Il existe selon des études, une femme sur trois au Sénégal, qui ont été victimes de mariage précoces soit 36% et seules 26% des femmes ont accès à des sphères de prise de décision’’, a-t-il déploré.

Cela motive son appel à punir avec toute la rigueur de la loi, les auteurs de ces actes et à tout faire pour que cela change.

’’En parlant de la diaspora, la collaboration intrinsèque avec toutes les parties prenantes demeure importante à travers le monde. D’où la nécessité de cette campagne’’, a quant à elle, souligné, la représentante du centre d’étude et de coopération internationale (CECI), Woré Ndiaye.

Pour elle, cette campagne qui sera lancée au Sénégal et dans d’autres pays, permettra de faire un maillage mondial par rapport à la question de la violence basée sur le genre.

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Avec-APS-