Les emplois déclarés dans le secteur extractif, regroupant les mines et les hydrocarbures, se chiffrent à 10.000 postes dont 95,6% des titulaires sont de nationalité sénégalaise, a-t-on appris lundi de la présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), Seynabou Ndiaye Diakhaté.

«Le rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE – Sénégal) publié en décembre 2021 montre en ce qui concerne les emplois que les 26 sociétés ayant communiqué le détail de leur effectif, emploieraient près de 10.000 personnes qui sont, à 95,6% de nationalité sénégalaise», a-t-elle dit.

Mme Diakhaté intervenait à l’ouverture d’un atelier de restitution des résultats d’une étude sur les vulnérabilités à la corruption dans le secteur extractif au Sénégal.

D’après ce document, «pour l’année 2020, la contribution du secteur extractif (minier et hydrocarbures) aux recettes budgétaires totales de l’État a représenté 5,66% tandis que son apport au PIB s’est évalué à hauteur de 3,39%».

«Le gouvernement a si bien compris l’apport significatif de ce secteur que, dans ses projets phares, le Plan Sénégal émergent (PSE) lui accorde une place prépondérante’’, qui le fait figurer «parmi les six secteurs prioritaires identifiés pour booster la croissance du pays à 7% d’ici 2023», a ajouté la présidente de l’OFNAC.

Commanditée par l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), cette étude sur les vulnérabilités à la corruption dans le secteur extractif au Sénégal a été menée par le cabinet SOPEL, avec l’appui d’un comité scientifique pluridisciplinaire mis en place par la présidente de l’OFNAC.

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