La Cour suprême du Sénégal et l’UNESCO ont entamé, vendredi, à Saly-Portudal (Mbour, ouest), un atelier de partage sur la liberté d’expression et la motivation des décisions de justice.

Cette activité de deux jours (27-28 mai) s’inscrit dans le cadre des ateliers qu’organise régulièrement la Cour suprême avec les juges du fond des ressorts des Cours d’appel de Saint-Louis (nord) et de Thiès (ouest), après l’avoir fait, en 2021, avec les juges de la Cour d’appel de Ziguinchor (sud).

‘’Quand un juge rend une décision, la clarté de la motivation, c’est de permettre à ce dernier de justifier le renseignement qui l’a conduit à appliquer le droit aux faits et objectifs qui l’ont subis. La Cour suprême étant une juridiction qui assure un rôle de régulation du système judiciaire, a le droit de vérifier la bonne application de la règle de droit par les juridictions de fonds’’, a expliqué le magistrat Oumar Guèye, conseiller à la Chambre administrative et la Chambre sociale de la Cour suprême.

Directeur du service de documentation et des études de cette institution judiciaire suprême, M. Gaye a, en outre, soutenu que ‘’la liberté de la presse est évidente’’, tout comme la liberté d’expression.

‘’Les journalistes sont protégés mais, il faut également que ceux qui exercent la profession de journaliste puissent se rendre compte de leur mission de rechercher et d’informer les citoyens pour les sujets d’intérêt public’’, a-t-il souligné.

Le magistrat affirmé que ‘’la liberté de la presse n’est pas absolue’’, elle a ‘’des limites’’ qui tiennent au respect du droit de la vie privée.

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‘’Il faut assurer cet équilibre-là, assurer l’information du citoyen, tout en veillant au respect de la préservation de l’ordre public et des bonnes mœurs. Dans tous les pays, la liberté d’expression doit se construire avec d’autres libertés, avec d’autres droits. Le droit à la vie privée, le droit des minorités ; chacun doit exercer sa mission, mais en se conformant aux dispositions qui régissent la profession’’, a indiqué Oumar Gaye. Selon lui, la ‘’liberté d’expression ou de presse rime avec responsabilité’’.