La Banque africaine de développement a alloué une aide globale d’1,5 milliard de dollars dans le but de prévenir une crise alimentaire en Afrique. Cette aide financière arrive à point nommé, car de nombreux pays africains, fortement dépendants du blé en provenance d’Ukraine et de Russie, sont impactés par la guerre.

C’est une enveloppe conséquente que vient d’octroyer la BAD (Banque africaine de développement) aux pays du continent, pour les aider à se préserver d’une crise alimentaire, en raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. L’annonce a été faite par son président, Akinwumi Adesina, avant l’ouverture des Assemblées générales de la BAD, ce lundi 23 mai 2022, à Accra, la capitale du Ghana.

La BAD alloue 1,5 milliard de dollars pour éviter une crise alimentaire en Afrique 1

Selon le patron de la BAD, cet appui financier, approuvé vendredi par le conseil d’administration de la banque, et qui porte sur 1,5 milliard de dollars, «sera utilisé pour aider les pays africains à produire de la nourriture et à le faire rapidement». Selon Akinwumi Adesina, ce montant servira à «augmenter la production de blé, de maïs, de riz et de soja, afin de compenser la perte d’approvisionnement due à la guerre en Ukraine».

Cet appui est d’autant plus nécessaire que les prix ont connu une flambée sur le continent. En effet, la BAD a relevé que le prix du blé a grimpé de plus de 45% en Afrique, depuis le début de la guerre en Ukraine. Les prix des engrais ont augmenté de 300%, alors que le continent est déjà confronté à une pénurie d’engrais de l’ordre de 2 millions de tonnes. Ce plan doit bénéficier à quelque 20 millions d’agriculteurs africains, qui recevront des semences certifiées et des technologies pour produire rapidement 38 millions de tonnes de denrées alimentaires.

À LIRE  Covid-19: La Turquie enverra 12 tonnes de matériel médical au Sénégal

Cette allocation servira également à proposer des prêts pour la fourniture à grande échelle d’engrais aux grossistes et agrégateurs, et à soutenir les réformes politiques agraires dans les pays africains, précise le communiqué de la BAD.