Les avocats de la famille d’Astou Sokhna, décédée en couches le 1er avril 2022, ont introduit une nouvelle plainte visant les sages-femmes de l’équipe du soir, déjà condamnées à 6 mois de sursis.

L’affaire Astou Sokhna, morte enceinte à l’hôpital en attendant qu’on lui donne les soins qu’elle réclamait en vain, connait un nouveau développement. Une autre procédure judiciaire se profile à l’horizon. En effet, les avocats de la famille ont déjà introduit une nouvelle plainte visant les sages-femmes de l’équipe du soir, déjà sujettes à une condamnation de 6 mois avec sursis.

Cette fois-ci, elles sont poursuivies pour « faux et usage de faux ». Selon la déclaration de Me Ousseynou Gaye, un des avocats de la partie civile, « les sages-femmes ont établi un certificat de décès qui constitue un faux sur la base de laquelle la victime a été enterrée ». Ils ont aussi expliqué les motivations de cette nouvelle procédure qui s’explique par le fait que la famille de Sokhna Astou attend des condamnations pénales. « Ce n’est pas ce qui l’intéresse. Ce qui l’intéresse c’est juste qu’il y ait une décision pour qu’on comprenne » a assuré l’avocat.

Le Tribunal de Grande instance de Louga avait déjà rendu son verdict contre la gynécologue et les sages-femmes de l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga. La gynécologue est visée pour les délits d’homicide et de non-assistance à personne en danger, alors que les sages-femmes d’État sont poursuivies pour homicide involontaire.

Pour rappel, quatre des six sages-femmes ont été placées sous mandat de dépôt le 19 avril, tandis que les deux autres ont été inculpées et remises en liberté, provoquant des jours de grève de tout le personnel médical.

À LIRE  1ER MAI : UNE FÊTE DU TRAVAIL pas comme les autres