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DES FEMMES AFRICAINES FORMÉES À S’OPPOSER À LA VIOLATION DE LEURS DROITS

DES FEMMES AFRICAINES FORMÉES À S’OPPOSER À LA VIOLATION DE LEURS DROITS 2

Des femmes venues de plusieurs pays d’Afrique participent à une session de formation ouverte lundi à Saly-Portudal, dans le but de les amener à être en mesure d’exprimer leur refus en cas de spoliations de leurs biens.

Les participantes sont originaires de l’Afrique du Sud, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Liberia, du Nigéria, du Sénégal et de la Sierra Leone.

«Les femmes souffrent souvent de l’exploitation de leurs ressources ; leurs terres sont spoliées, alors que ce sont elles qui nourrissent la population et qui donnent à manger à toute la communauté (…)», a fait valoir Georgine Kegne de l’ONG WoMin.

Elle intervenait à l’ouverture de cette session (14-17 mars) organisée à Saly-Portudal (Mbour, ouest) par les ONG Lumière-synergie-développement» (LSD) et WoMin.

«Nous travaillons avec les communautés dont les terres où les sources de subsistance ont été prises par des entreprises multinationales pour laisser place, soit à des barrages, soit à des grandes plantations, en privant ces communautés de leurs droits», a dit Mme Kegne.

«Nous disons non, pour qu’on ne détruise pas les moyens de subsistance des communautés et les moyens de subsistance de l’environnement. Il y a des minerais qui doivent rester sous terre, donc si l’extraction doit causer des dégâts à la communauté, mieux vaut que l’exploitation soit laissée», a-t-elle préconisé.

Elle déplore que «quand des multinationales s’implantent dans certaines localités, on ne dédommage pas les femmes».

De son côté, Odette Napina de l’Organisation pour le renforcement des capacités de développement (ORCADE) estime qu’il est important que de renforcer davantage les capacités des femmes, de manière à leur permettre de «pouvoir mieux défendre la cause des communautés».

  Plan Orsec : 5.277.096 m3 d’eau évacués
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