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ISMEA: UN PROJET VISANT À CORRIGER LES DISPARITÉS EN MATIÈRE DE SANTÉ REPRODUCTIVE

ISMEA: UN PROJET VISANT À CORRIGER LES DISPARITÉS EN MATIÈRE DE SANTÉ REPRODUCTIVE 2

Le Sénégal compte sur le projet ISMEA (Investir dans la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent), pour arriver à corriger les disparités notées entre les régions en matière de services essentiels de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et de l’adolescent.

« Avec ce projet d’un montant de 70 milliards FCFA couvrant six régions (Kédougou, Kolda, Sédhiou, Tambacounda, Ziguinchor et Kaffrine), nous comptons améliorer l’utilisation des services essentiels de Santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et de l’adolescent », a indiqué, vendredi, à Dakar, le ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Abdoulaye Diouf Sarr présidait la cérémonie d’accélération de la mise en œuvre du projet « Investir dans la Santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent » (ISMEA), lancée en fin 2019.

Il a salué l’avènement de ce projet dont « l’une des vocations est de corriger des disparités, en se fondant sur les priorités nationales » en matière de santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent.

Selon Abdoulaye Diouf Sarr, diverses initiatives ont été prises « pour renforcer la couverture maladie universelle dans toutes ses composantes, comme la mise en place des mutuelles, la sécurisation des produits d’importance vitale à la mère, à l’enfant et au nouveau-né, mais nous tardons à optimiser l’accès universel à des services de santé de la reproduction de qualité, du fait des inégalités et iniquités que subissent encore des femmes ».

Les « principales actions du projet ISMEA sont portées vers l’amélioration de la disponibilité de services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et de l’adolescent et une nutrition de qualité (…)’’, a-t-il dit.

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Il a aussi cité « la promotion de la santé et l’autonomisation des adolescentes et des femmes et le soutien aux réformes visant à renforcer la gouvernance, l’équité et la durabilité du financement dans le secteur de la santé ».

D’une durée de cinq ans, le projet « Investir dans la Santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent » (ISMEA) est financé par la Banque mondiale et mis en œuvre par le ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Il « va s’investir dans la disponibilité de la santé de la reproduction, la survie de l’enfant mais aussi l’amélioration de l’offre de services, le recrutement et le déploiement de personnels de santé », selon le directeur des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Nathan Belete.

Les régions devant bénéficier de ce projet, à savoir Kédougou, Kolda, Sédhiou, Tambacounda, Ziguinchor et Kaffrine, se caractérisent par « des indicateurs qui étaient en deçà des indicateurs nationaux tant sur le plan de la mortalité maternelle, de la mortalité néonatale que sur la morbidité », a expliqué son coordonnateur, docteur Oumar Sarr.

Il ajoute que « c’est pourquoi il fallait régler ce problème d’équité afin de relever ces indicateurs au niveau de ces régions ».

A terme, a indiqué docteur Sarr, le projet ISMEA « permettra de recruter 1000 agents de services médicaux, la réinsertion socioéconomique de 2430 adolescentes déscolarisées et le maintien de 8100 filles à l’école ».

Selon un dossier de presse, il permettra d’enrôler 1.700.000 personnes dans les mutuelles d santé.

Il permettra par ailleurs d’acquérir 41 ambulances, 12 couveuses et 10 unités de néonatalogie et divers autres équipements.

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