Le Syndicat autonome des enseignants du Moyen Secondaire (Saems) et le Cadre unitaire syndical des enseignants du Moyen et du Secondaire (Cusems) comptent observer une grève totale demain jeudi. Un mot d’ordre qui fait suite aux deux jours de débrayage qu’ils ont tenus hier mardi et aujourd’hui.

A travers ce mouvement, les syndicalistes veulent pousser le gouvernement à respecter les accords qu’il a signés, et à réviser le système de rémunération des agents de la fonction publique.

L’année 2022 va démarrer avec des perturbations dans les enseignements. Le Saemss et le Cusems, qui ont décidé de se battre ensemble pour le respect des accords signés avec le gouvernement en 2018, vont observer 3 jours de grève

Le mouvement d’humeur de ces deux syndicats va démarrer aujourd’hui avec un débrayage à 9h. Il en sera de même pour mercredi et les enseignants membres de ces deux organisations syndicales seront en grève totale le jeudi. En plus de ces 3 jours sans cours, les camarades de Saourou Sène et de Abdou­laye Ndoye ont également décidé du «boycott de toutes les évaluations, des activités sportives et des cellules pédagogiques». Dans la même dynamique de lutte, les syndicalistes envisagent «une grande marche nationale des enseignants du Sénégal à Thiès, dans la semaine du 10 au 15 janvier».

Outre le respect des accords signés en avril 2018 avec le gouvernement après plusieurs mois de grève, les syndicats exigent aussi «la mise en place d’un nouveau système de rémunération juste et équitable».

Le Saemss et le Cusems ont toujours dénoncé l’immobilisme du gouvernement pour trouver une solution à ce problème après qu’une étude montrant les disparités dans le système de rémunération dans la Fonction publique a été effectuée. Lors d’une conférence de presse tenue en décembre, le Secrétaire général du Saemss avait encore fustigé l’attitude des autorités.

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«Après avoir reconnu le caractère inéquitable du système de rémunération de la Fonction publique du Sénégal, décrié depuis fort longtemps par les syndicats, en raison des nombreuses iniquités fondées sur des indemnités faramineuses octroyées aux autres corps à l’exception des enseignants, le gouvernement avait pris l’engagement d’apporter des correctifs. Mais que nenni. Trois ans après la signature du protocole, aucune réponse structurelle n’a été apportée à cette vieille doléance qui cristallise l’espoir de tous les enseignants du Sénégal», avait-il déploré.