Le défunt président sénégalais, Léopold Sédar Senghor (1906-2001), est un modèle pour les dirigeants qui s’adonnent aujourd’hui au détournement de deniers publics et au népotisme, estime le professeur Andrée-Marie Diagne.

Elle intervenait à une conférence sur ‘’l’actualité de la pensée et de l’œuvre’’ du premier président du Sénégal (1960-1980).

‘’On se rend compte que [Léopold Sédar Senghor] est un modèle pour les dirigeants actuels, puisque, qu’aujourd’hui, on est entre le détournement [de deniers publics] et le népotisme, des formes de gestion de la chose publique qu’il ne connaissait pas’’, a dit Mme Diagne, enseignante à la faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation, de l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar.

Le Sénégal a encore besoin du défunt chef d’Etat, car ‘’sa pensée et son œuvre constituent un viatique’’, a-t-elle souligné lors de la conférence organisée à l’occasion de la commémoration du décès de l’ancien président.

‘’Léopold Sédar Senghor a construit un Sénégal qui est fier d’avoir des institutions solides (…) Une stabilité administrative, une rigueur que beaucoup de gens admirent au Sénégal. C’est Senghor qui a posé les fondements’’ de l’Etat, a souligné l’enseignante.

‘’Cela n’a pas été facile pour lui’’, a tenu à préciser Andrée-Marie Diagne, évoquant le visionnaire que fut l’homme d’Etat et poète de grande réputation.

‘’On connaît le Sénégal par sa culture, grâce à lui. Aujourd’hui, on a encore besoin de ce mécène de la culture’’, a commenté l’universitaire, rappelant la rigueur et la ponctualité qui le caractérisaient.

De même a-t-elle rappelle toute l’importance que le défunt homme de lettres accordait à l’usage du français.

À LIRE  Covid-19 : le Sénégal reçoit UN appui du matériel MÉDICAL du Maroc

‘’Le respect de l’autre, l’organisation et la méthode’’ faisaient également la réputation de Léopold Sédar Senghor, s’est souvenue Mme Diagne, évoquant son ouverture d’esprit.

L’ancien chef d’Etat est décédé le 20 décembre 2001, à Verson, une commune de la France, où il vivait depuis son départ volontaire du pouvoir, le 31 décembre 1980. Il fut le premier noir à obtenir l’agrégation de grammaire et à siéger à l’Académie française.

Avec-APS-