Des opportunités de financement dans le secteur de l’agrobusiness au Sénégal ont été présentées à des responsables d’institutions financières et bancaires, lors d’une table ronde, à l’initiative de l’Agence pour la promotion des investissements et grands travaux (APIX), en partenariat avec la Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale.

L’anacarde, la mangue, l’oignon, la pomme de terre et le riz ont été identifiés comme des sous-secteurs porteurs lors de cette rencontre qui a enregistré la participation d’institutions financières privées (désireuses d’accroître leur portefeuille dans le secteur de l’agrobusiness), d’organes de financement de l’Etat, ainsi que des experts du secteur agricole.

Cette table ronde s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à l’investissement et à la compétitivité de l’Agrobusiness au Sénégal.

Ce projet entend mobiliser près de 10 milliards de FCFA d’investissements privés dans ce secteur à l’horizon 2024, a-t-on appris des organisateurs lors de la table ronde.

La rencontre devrait permettre de combler ’’un gap informationnel et jeter les bases de connexions stratégiques entre institutions financières et promoteurs’’, a indiqué Martin Donarski, consultant en agrobusiness à la Société financière internationale (IFC).

Elle devrait également permettre, selon le consultant, ’’une présentation des tendances de l’agrobusiness au Sénégal, ainsi que ses évolution quantitatives et qualitatives dans les dix dernières années avec une analyse prospective sur les cinq prochaines années’’.

‘’Des niches d’investissements sont identifiées dans toute la chaine de valeur, allant des intrants à la transformation-distribution, en passant par la mécanisation, la production et le stockage’’, a expliqué M. Donarski.

Le consultant en agrobusiness a aussi parlé d’opportunités d’investissement pour le privé, ’’basées sur des modèles d’affaires viables et bancables’’.

À LIRE  Le Sénégal perd 150 milliards par an à cause de la pêche illicite

Cette table ronde a été l’occasion ’’d’identifier’’ certains défis à relever pour une meilleure compétitivité de l’agrobusiness au Sénégal. Dans cette perspective, Martin Donarski a évoqué ’’la connexion logistique toujours couteuse avec la Casamance’’, une région au sud du Sénégal qui abrite beaucoup d’activités agricoles et horticoles.

Le consultant a aussi cité ’’la capacité de stockage, l’insuffisance de plants greffés, la pression foncière, l’accès toujours contraignant au marché européen’’, parmi ces défis à la compétitivité de l’agrobusiness au Sénégal.