Le « Ceebu Jën, art culinaire du Sénégal », THIÉBOUDIÈNE a été inscrit au Patrimoine mondial immatériel de l’humanité par l’Unesco.

Le dossier du Sénégal a été défendu ce mercredi par l’ambassadeur délégué permanent du Sénégal auprès de l’Unesco, Souleymane Jules Diop.

Le dossier du Sénégal a été adopté à l’unanimité et sans débat. L’inscription du Ceebu Jën ouvre de grandes perspectives pour l’exportation de l’identité du Sénégal, mais aussi à l’économie touristique, qui pourra profiter de ce nouveau label. »

Un plat traditionnel associé à la ville de Saint-Louis

L’origine de cette spécialité est associée à Saint-Louis, ville côtière dans le nord du pays. Ex-capitale de l’Afrique Occidentale Française (AOF), Saint-Louis est elle-même inscrite au patrimoine matériel de l’Unesco.

«Le colonisateur avait imposé les cultures commerciales à la colonie et introduit du riz importé de ses colonies d’Indochine en substitution aux cultures vivrières. Les communautés ont su, dans la résilience, s’adapter en inventant une recette à base de riz et de poisson: le Ceebu jën», indique l’Unesco.

«Tout le monde attribue l’invention de ce mets à Penda Mbaye, une cuisinière du village de Guet-Ndar» à Saint-Louis, dit l’Unesco.

Le thiébou dieune rejoint la pizza italienne ou le couscous marocain sur la liste du patrimoine immatériel de l’humanité.

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