Le projet de loi de finances de 2022, arrêté à 5 199 milliards de francs CFA vise la relance de l’activité économique après une période marquée par la lutte contre la pandémie de Covid-19, a indiqué le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo.

’’Après une année budgétaire où la priorité était surtout de résister à l’onde de choc sanitaire, économique et sociale provoquée par la pandémie de la COVID-19, la loi de finances de 2022 sera particulièrement orientée vers la relance de l’activité économique, dans le maintien de la cohésion sociale, pour garder le cap sur l’émergence’’, a-t-il expliqué.

M. Diallo présentait samedi à Saly-Portudal (Mbour, ouest), ce projet de loi de finances à des députés lors d’un atelier organisé avec la commission finances et contrôle budgétaire de l’assemblée nationale.

Il s’agira, selon lui, de financer le Programme d’urgence pour l’emploi des jeunes à hauteur de 150 milliards de francs CFA, du Programme de bourses de sécurité familiale pour 35 milliards de francs CFA, du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA) pour 5,2 milliards de francs CFA, du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) pour 18,4 milliards de francs CFA.

Dans ce projet de budget, il est prévu 18,3 milliards de francs CFA pour financer le Programme de modernisation des villes (PROMOVILLES), 20,8 milliards de francs CFA pour le Programme d’acquisition d’équipements scientifiques et informatiques destinés aux universités et établissements d’enseignement supérieur et 25 milliards de francs CFA pour le programme de modernisation de la justice.

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’’De manière opérationnel, ce budget met en œuvre les politiques initiées par le président de la République pour améliorer le bien-être des femmes et des jeunes, développer les productions agro-pastorales, faciliter l’accès aux services sociaux de base et asseoir une industrie forte et compétitive’’, a assuré le ministre.

Pour Abdoulaye Daouda Diallo, la réalisation de ces initiatives étant nécessairement conditionnée par l’existence de comptes publics ’’sains’’ et de moyens financiers ’’conséquents’’, les actions envisagées pour la stabilité macroéconomique, de collecte de recettes, de rationalisation des dépenses et de gestion prudente de la dette, seront poursuivies et renforcées en 2022.