Les acteurs de l’interprofession mangue et des experts ont échangé jeudi sur les enjeux de la filière mangue, dans le but d’intégrer la pulpe de la mangue casamançaise au circuit commercial international.

En présence d’autorités administratives et territoriales, les acteurs de la filière ont échangé au cours d’un comité régional de développement (CRD) consacré à l’exploitation et à la gestion de l’unité de production de pulpes de mangue de la Plateforme économique et intégrée de Bignona. La rencontre a eu lieu avec la collaboration du ministère du Commerce.

‘’Notre objectif est de trouver les voies et moyens d’un meilleur accompagnement de la filière mangue en insistant sur la transformation industrielle pour donner une valeur ajoutée à la mangue avant qu’elle ne soit exportée’’, a expliqué Amadou Ba, l’un des représentants dudit ministère.

‘’Pendant longtemps, nous avons été dans la transformation artisanale. Avec la plateforme économique de Bignona, qui est bien équipée, il est possible d’insister sur la transformation, un maillon essentiel de la filière’’, a poursuivi M. Ba.

Le ministère du Commerce et des PME va signer une convention avec un groupement d’intérêt économique (GIE) réunissant tous les acteurs de la filière. ‘’La convention avec le GIE est transitoire. Nous allons l’élargir (…) Avec les acteurs, nous allons identifier un industriel avec qui travailler pour mieux booster la filière mangue’’, a-t-il annoncé.

Les acteurs de la filière mangue ont plaidé pour une dotation de ‘’crédits importants, pour l’accompagnement des producteurs dans le financement, la logistique, le stockage’’.

‘’La mangue sénégalaise est de qualité. Les marchés américains et européens accordent beaucoup d’importance à notre mangue. Avec l’unité de Bignona, nous pouvons faire des merveilles. Elle est la deuxième plus grande unité de transformation d’Afrique de l’Ouest après celle de Bamako’’, a souligné Mahfouze Aïdara, le président national de l’interprofession mangue au Sénégal.

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L’ambition des acteurs de la filière doit être de disposer d’entreprises industrielles capables de transformer toutes les mangues qui pourrissent en Casamance (régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor) en améliorant la pulpe et en évitant les exportations de la matière brute, selon Eugène Ndiaye, directeur général d’un consortium d’entreprises spécialisées dans l’industrie et le tourisme.

Avec-APS