Le directeur régional du développement rural (DRDR) de Diourbel, Pierre Diouf, espère que de bons rendements agricoles pourraient provenir des premiers semis réalisés par les agriculteurs de cette région, en dépit du déficit pluviométrique qui caractérise l’hivernage de cette zone.

S’il est permis de s’attendre à « un bon rendement pour les tout premiers semis », pour les derniers, dit-il, « il faudra attendre » les statistiques agricoles dont la production constitue l’une des missions de son service.

Cette année, la région de Diourbel a enregistré des pluies précoces (25 et 26 juin). Et la pause pluviométrique d’un mois enregistré après le début de l’hivernage n’a pas empêché certains agriculteurs de semer l’arachide, a-t-il relevé. D’autres, par contre, ont préféré attendre un peu avant de planter leurs graines.

« Ce qui fait que pour tous ceux qui avaient semé en juin leurs semences sont très avancées par rapport aux autres », a-t-il fait observer. Dans tous les cas, le directeur du développement rural de Diourbel précise que les cultures n’ont pas atteint le même niveau de maturation.

« Si vous partez en brousse, vous verrez que les cultures se comportent bien pour ceux qui avaient semé en premier, parce que c’est la répartition des pluies qui régule la croissance des plantes », a-t-il expliqué.

Il signale, pour cette présente campagne, que la pluviométrie est très inférieure par rapport à celle de l’année dernière.

« Elle est déficitaire en réalité, mais cela ne veut pas dire que cela ne sera pas bon. Les 19 postes que comptes la région sont déficitaires, à l’exception de Keur Samba Kane (Bambey) et Ndam (Mbacké) », a relevé le DRDR.

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Il a révélé que la région de Diourbel a reçu la totalité de sa dotation de semences d’arachide, qui a été entièrement commercialisée.

« Il n’y a pas eu de retard sur les semences d’arachide et on a reçu cent pour cent de ce qui était prévu. En valeur absolue, nous avons reçu 4.892 tonnes et tout a été vendu », s’est réjoui M. Diouf.

Il en est de même pour les espèces diverses (sorgho, maïs, sésame, niébé, pastèque, manioc, mil) qui ont connu un important taux de réception et de vente.

Selon Pierre Diouf, l’accès à l’engrais constitue la grande difficulté cette année, à cause de la pandémie de la covid-19. Il demande aux producteurs de toujours surveiller les cultures pour éviter les invasions de ravageurs, notamment les iules (mille pattes).