Au Sénégal, l’accès universel à un assainissement de qualité représente un défi majeur.

En milieu urbain, l’assainissement collectif, héritage de la colonisation, peine à combler la demande en raison de son coût élevé. Toutefois, l’assainissement autonome demeure le système le plus répandu de gestion des excréta dans le pays. En effet, plus de 70% de la population a recours à ce système de gestion des boues de vidange.

L’assainissement autonome également appelé Assainissement non collectif (ANC) ou assainissement individuel désigne le traitement des eaux usées (cuisine, salle de bain, WC) pour des habitations qui ne bénéficieraient pas d’un raccord à l’égout, lui-même relié à une station d’épuration.

Chaque jour, nous utilisons de l’eau pour la vaisselle, la douche, la lessive, les WC… et produisez des eaux usées domestiques. Polluées, elles doivent être épurées avant d’être rejetées dans le milieu naturel. C’est le rôle de la fosse septique et de la fosse toutes eaux.

Si votre habitation ne peut pas être raccordée à l’égout parce que l’égout n’existe pas dans la rue ou parce que votre maison est isolée, l’installation d’une fosse septique ou fosse toutes eaux s’impose ; la première ne reçoit que les eaux-vannes (toilettes) alors que la seconde reçoit en plus les eaux ménagères (éviers).

Au Sénégal, cette pratique est bien assimilée. Le pays d’Afrique de l’ouest qui va accueillir le 9ème Forum mondial de l’eau en mars 2022 (une première pour l’Afrique) est un modèle en Afrique.

Dans un dossier spécial intitulé « L’assainissement autonome, la nouvelle mine d’or du Sénégal », paru dans les colonnes de financialafrik.com, nos confrères expliquent qu’elle est peu explorée par les politiques publiques.

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Toutefois, l’assainissement autonome demeure le système le plus répandu de gestion des excréta dans le pays. En effet, plus de 70% de la population a recours à ce système de gestion des boues de vidange. Comment permettre au Sénégal de se raccorder à la cible 6.2 des Objectifs de développement durable (ODD) d’ici à 2030 ?, lit-on dans ce dossier spécial relayé par le média cité plus haut.

Cette cible consiste en « D’ici à 2030, assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation vulnérable », précise la même source.

Pour les opérateurs et les acteurs du secteur, seule une articulation de ces objectifs avec l’assainissement autonome est à même de réunir à la fois les avantages d’un meilleur rapport investissement/impact. Un nouveau paradigme doit prendre place.