La présidente de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC) Seynabou Ndiaye Diakhaté a invité, lundi les acteurs à s’engager individuellement et collectivement à faire de la lutte contre la corruption, au niveau national, sous régional et continental, un leitmotiv prioritaire dans les politiques de développement.

APPEL À FAIRE DE LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION UN "LEITMOTIV PRIORITAIRE" 1

“Il nous faut, plus que jamais, saisir cette occasion, pour nous engager individuellement et collectivement à faire de la lutte contre la corruption, au niveau national, sous régional et continental, un leitmotiv prioritaire dans les politiques de développement impulsées par nos nations respectives en vue de la transformation durable de notre continent”, a-t-elle dit.

La présidente de l’OFNAC, ancienne doyenne des juges, intervenait lors de la célébration de la 5ème édition de la journée africaine de lutte contre la corruption, organisée à l’Ecole nationale d’administration (ENA).

Elle a soutenu que la lutte contre la corruption et la transformation des réalités de notre continent ne seront atteintes que dans ’’un environnement favorable à la coopération et à la mutualisation de nos efforts et de nos moyens’’.

Selon elle, la corruption et les activités criminelles sont en passe de devenir un fléau mondial aux conséquences désastreuses sur les droits économiques, sociaux et politiques des personnes et sur les économies des Etats.

Et ceci, d’après la présidente Diakhaté, dans un contexte de mondialisation marqué par le développement des technologies.

’’Au vu de son développement exponentiel et de la complexité de ses ressorts, la corruption apparaît comme l’un des problèmes les plus sérieux des démocraties modernes contre lequel une lutte efficace ne peut être envisagée qu’à l’échelle internationale’’, a soutenu la présidente de l’OFNAC.

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Elle a rappelé dans son discours que l’Union africaine a jugé nécessaire de mettre en œuvre une politique destinée à protéger les sociétés contre la corruption, ajoutant que ‘’la corruption est devenue l’un des défis majeurs de gouvernance et de développement auquel l’Afrique est confrontée’’.

Seynabou Ndiaye Diakhaté a estimé que ce fléau a plusieurs facettes et se manifeste dans la quasi-totalité des secteurs de la vie.

‘‘Ses conséquences sur le développement économique du continent ne peuvent et ne doivent être sous-estimées lorsque l’on sait qu’elle touche souvent ceux qui souffrent le plus, les personnes vulnérables, pauvres et marginalisées’’, a fait savoir la présidente de l’OFNAC.

Après avoir rappelé les objectifs de l’institution qu’elle préside, elle a souligné que les actions menées pour les atteindre sont ‘’le baromètre le plus crédible des efforts menés quotidiennement en vue d’être en conformité totale avec les principes de l’Union Africaine et du Protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption’’.

Elle aussi salué la volonté de l’Union africaine de mettre en place un dispositif communautaire, de coopération, de prévention et de répression pour endiguer ce fléau, à travers la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption que le Sénégal a ratifiée.

Avec-APS