Un colloque sur l’Etat de droit et minorités en Afrique s’est tenu ce jeudi 08 juillet à Dakar. Organisé par l’Association sénégalaise de droit constitutionnel en collaboration avec le Programme pour la promotion de l’Etat de droit en Afrique subsaharienne de la Fondation Konrad Adenauer.

Ce colloque a pour objectif de contribuer à produire des réflexions scientifiques sur la thématique Etat de droit et minorités en Afrique.

Ce colloque vise à “trouver des réponses à ces interrogations pour solutionner les problèmes rencontrés par les sociétés africaines divisées, plurales et complexes”, précise la même source.

Des universitaires, membres des organisations de la société civile et des experts sur la question venus d’Afrique (Bénin, Burkina Faso, Cameroun et Sénégal) et d’Europe (Belgique) sont attendus à cette rencontre.

“L’Afrique de l’Ouest et du Centre est secouée par des revendications identitaires de plus en plus assumées. Cette question resurgit à l’occasion des élections, dans les conflits armés, dans la pratique religieuse et presque dans toute la vie politique et sociale des Etats. L’Etat-nation, s’il existe, reste très fragilisé”, relève le communiqué.

“Comment remédier à cette situation ? Les constitutions héritées de la colonisation répondent-elles aux réalités et aux aspirations démocratiques des Etats africains modernes ?”, telles sont les interrogations assorties à ce constat, indiquent les organisateurs.

Ledit colloque sera également un prétexte pour revisiter la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples, la composition ethnique dans les sociétés negro africaines, les communautés, les peuples et les différents groupes qui existent en Afrique.

Au Sénégal, l’Etat a consenti des efforts tant sur le plan juridique que sur le plan social afin que la protection des minorités ne soit plus un problème. Sur le plan juridique, par exemple, le Sénégal a ratifié au plan international des textes qui gèrent la question des droits des minorités et veille à ce que leur application soit effective.

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Au plan religieux, l’Etat s’implique dans le déroulement de plusieurs activités religieuses et promeut le dialogue inter-religieux qui renforce considérablement la cohésion nationale.