La modernisation de l’agriculture et de la vie en milieu rural passe aussi par la promotion de sources de revenus non agricoles et l’accès renforcé aux services sociaux, a souligné mardi le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

’’Pour le secteur agricole, il est attendu dans un contexte de réduction des inégalités, la modernisation de l’agriculture et de la vie en milieu rural’’, a-t-il relevé lors d’une concertation nationale de deux jours sur les systèmes alimentaires.

Selon lui, cette perspective passe non seulement par la restructuration de l’agriculture familiale et la promotion de l’agriculture à haute valeur ajoutée, mais aussi par la promotion de sources de revenus non agricoles et l’accès renforcé aux services sociaux.

MOUSSA BALDÉ ÉNONCE LES CONDITIONS DE LA MODERNISATION AGRICOLE ET RURALE 1
Le ministre de l’agriculture Moussa Baldé

Cette troisième concertation « sera consacrée à analyser, amender et valider la feuille de route du Sénégal pour des systèmes alimentaires durables, inclusifs et équitables, ainsi que des grandes lignes d’actions prioritaires pour les 10 prochaines années’’, a-t-il expliqué.

A l’en croire, cette troisième concertation qui a réuni plusieurs acteurs et partenaires du secteur agricole, devrait aussi permettre de consolider et de valider la position nationale du pays dans ce domaine.

Il a rappelé que la première avait marqué le lancement solennel de l’engagement du Sénégal dans la construction de systèmes alimentaires durables et l’organisation d’un atelier technique de diagnostic participatif et inclusif de la situation alimentaire et nutritionnelle nationale.

La deuxième concertation nationale « a servi d’identifier les orientations de la proposition du Sénégal pour le sommet mondial sur les systèmes alimentaires durables’’, prévu avant la fin de cette année, a-t-il ajouté.

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’’Un accord au sortir de la concertation d’aujourd’hui sur les voies nationales vers les systèmes alimentaires durables d’ici 2030, permettra sans conteste au Sénégal de se projeter sur le long terme’’, a indiqué le coordonnateur résident du système des Nations unies au Sénégal, Siaka Coulibaly.

Selon lui, cette concertation permettra également de bâtir « une feuille de route stratégique pertinente » lors du pré-sommet de Rome, histoire de mettre en évidence des actions spécifiques et des partenariats pour des transformations qualitatives des systèmes alimentaires et nutritionnels à l’échelle nationale.

’’La consommation des produits manufacturés est en pleine croissance et se fait essentiellement sur la base de produits importés’’, a fait observer le président du Groupe de dialogue social et politique (GDSP), Nadjirou Sall.

Il estime que « des efforts restent à fournir », pour améliorer le niveau de pénétration des produits locaux sur les marchés et accroitre leurs consommations.

Pour lui, en stimulant le développement de politiques publiques et d’investissements pour soutenir l’agriculture familiale dans une perspective holistique, la décennie (2019-2028) des Nations unies pour ce secteur, demeure « une solution-clé » pouvant changer la donne pour les systèmes alimentaires locaux.

Avec-APS