Le président haïtien Jovenel Moïse a été assassiné tôt mercredi 7 juillet matin chez lui par un commando formé d’éléments étrangers, a annoncé le premier ministre sortant Claude Joseph. Cet événement menace de déstabiliser un peu plus le pays le plus pauvre des Amériques, déjà confronté à une double crise politique et sécuritaire.

“Vers une heure du matin, dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 juillet 2021, un groupe d’individus non identifiés, dont certains parlaient en espagnol, ont attaqué la résidence privée du président de la République et ainsi blessé mortellement le chef de l’État”, a annoncé le chef du gouvernement dans un communiqué. “Condamnant cet acte odieux, inhumain et barbare”, le Premier ministre appelle “la population au calme” et assure que “la situation sécuritaire du pays” est “sous contrôle”.

Il précise que l’épouse du président a été blessée dans l’attaque et hospitalisée.

Jovenel Moïse était au pouvoir depuis 2017. Sa légitimité était remise en question depuis plusieurs mois. L’opposition et la société civile réclamaient de nouvelles élections. Le président avait préféré organiser en juin un référendum sur une nouvelle Constitution. Un scrutin reporté au 26 septembre en raison de l’épidémie de Covid-19, en même temps qu’une présidentielle et des législatives.

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