Selon les informations de Libération, l’enquête ouverte par la police de Saly, après la découverte du corps sans vie d’un irlandais, âgé d’une soixantaine d’années, commence à livrer ses secrets. La victime a été identifié au nom de Jean William Deijimann, un médecin à la retraite qui vivait à l’entrée de Niakhniakhal.

Le 17juin dernier, ce dernier a été retrouvé sur son lit, habillé d’un caleçon, les mains et les pieds logotés, d’un turban adhésif sur la bouche. L’autopsie a relevé qu’il avait été étranglé à mort.

D’entrée ce qui a intrigué les enquêteurs, est qu’aucune infraction n’avait été commise par le ou les malfaiteurs. Mieux, seul le téléphone de la victime avait été emporté alors qu’il gardait de l’argent dans un tiroir de sa chambre. Pour combler le tout, le gardien, qui prétendait avoir découvert le corps n’avait pas bougé de son poste. Ce qui avait poussé les enquêteurs à l’embarquer et à le placer en garde à vue pour « nécessité de l’enquête ». Une garde à vue motiver désormais par des soupçons de meurtre

Selon les informations de Libération, les enquêteurs ont pu établir que L Sarr, vivait en réalité avec Jean William Deijimann qui était son amant. Lors de son interrogatoire, L Sarr a juste reconnu qu’il entretenait des rapports sexuels avec le défunt « jusqu’en 2018 », quand il aurait décidé de mettre fin à cette union. Jean William Deijimann avait -il accepté cette rupture ? L. Sarr confie que non mais dit ne l’avoir pas tué.

Pourtant, la disparition du téléphone laisse croire que le ou les meurtriers cherchaient à se débarrasser d’images ou vidéos gênantes. L Sarr tenait-il à effacer des données qui étaient aussi une arme de chantage comme on l’avait vu lors du double meurtre qui avait lieu dans un immeuble de la rue Cannot (Dakar) en 2016 ? Les enquêteurs se posent cette question.

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Au moment de mettre sous presse, Libération a appris que deux autres suspects, proches de L Sarr, ont été cueillis par les polices dans le cadre de l’enquête qui privilégie la piste d’un règlement de comptes sur fond de relations homosexuelles. En effet, les deux autres suspects auraient les mêmes orientations sexuelles que la victime du « gardien ».