Des experts, officiels, diplomates, anciens ministres et représentants d’Institutions internationales, accréditées au Sénégal, ont pris part vendredi au déploiement à Dakar du Centre national d’alerte précoce et de réponse aux menaces à la sécurité humaine du pays, mis en place depuis 2014 par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

L’opérationnalisation de ce centre national d’alerte précoce permettra d’assurer la collecte et la dissémination de l’information liée aux défis de la sécurité humaine en vue de pouvoir faire des rapports d’alerte précoce et aviser très rapidement l’Etat au plus haut niveau pour que des corrections soient prises afin d’éviter des situations volatiles ou de conflits, a-t-on appris de ses initiateurs.

Il a pour mandat entre autres, d’alerter le Gouvernement sur les menaces pouvant potentiellement affecter ses populations, de proposer des réponses appropriées aux menaces identifiées, d’identifier les structures pouvant y répondre (au niveau étatique, de la Société civile, des communautés, des partenaires au développement, etc.).

Il vise aussi à faciliter, coordonner et faire le suivi de la mise en œuvre des activités de réponse.

“C’est un projet que les chefs d’Etats et de gouvernements avaient mis en place en 2014. Le système a été déployé dans un certain nombre de pays. Après le Sénégal, le système sera déployé au Cap-Vert”, a expliqué Dr Abdou Lat Guèye, directeur de l’Alerte précoce de la Commission de la CEDEAO.

Il s’entretenait avec des journalistes en marge de la présentation devant des experts, des officiels et diplomates, du Centre national d’Alerte précoce et de réponse aux menaces à la sécurité humaine du Sénégal.

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Selon lui, dans la perspective de mise en œuvre du projet, il était utile dans un premier temps de rencontrer certains ministres liés à cette question d’alerte précoce, les sensibiliser pour qu’ils puissent jouer leur rôle surtout dans le concept de conseil statutaire.

“Il fallait faire en sorte que le ministre de l’Intérieur que le gouvernement a chargé de mettre en œuvre ce projet puisse instituer un groupe de travail en collaboration avec la Direction de l’Alerte précoce basée à Abuja (Nigéria), pour mettre tout en œuvre pour que dans un délai de trois mois, ce centre puisse être lancé”, a-t-il indiqué.

Dr Abdou Lat Guèye a rappelé que l’Alerte précoce est le premier pilier de la prévention des conflits.

Un communiqué de presse indique que cette initiative fait suite à l’adoption par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO du projet de déploiement du Système d’Alerte précoce au niveau national, à l’occasion de la 45ème Session de la Conférence tenue à Accra (Ghana) le 10 juillet 2014.

“Ce Centre national de coordination du mécanisme d’alerte et de réponse au niveau de chacun des 15 Etats membres est entièrement sous la responsabilité des Etats”, précise la même source.