Au Sénégal, l’intégration du renouvelable dans le mix énergétique à hauteur de 30 % d’ici à 2025 va de pair avec l’accès universel à l’énergie. Pour y parvenir, le gouvernement accélère l’implantation de projets d’énergie renouvelable, notamment avec l’appui du programme Scaling Solar.

Engie, Meridiam et le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques du Sénégal (FONSIS) mettront en service deux centrales photovoltaïques au Sénégal. Il s’agit des centrales solaires de Kaél (35 MW) et de Kahone (25 MW). Ces infrastructures seront installées dans les régions de Kaolack et Diourbel.

Leur mise en place s’inscrit dans le cadre du programme Scaling Solar au Sénégal. Ce programme vise la mise en place en un temps record (un an en moyenne) de centrales solaires de grande envergure. Il est mené conjointement par les autorités sénégalaises et la Société financière internationale (SFI).

« Scaling Solar est la concrétisation de la coopération entre le FONSIS et plusieurs acteurs du secteur privé incluant ENGIE, Meridiam, la Société Financière Internationale (SFI), Proparco et la Banque Européenne d’Investissement (BEI). Nous nous réjouissons de cette collaboration qui permet à notre pays d’atteindre plusieurs objectifs du volet énergie du Programme Sénégal Emergent », a déclaré le Directeur Général du FONSIS, Papa Demba Diallo (photo).

La réalisation de ces centrales permettra au Sénégal de tendre vers son objectif de porter à 30 % la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2025. Les centrales de Kaél et Kahone viendront renforcer celles de Senergy et Ten Merina. Engie, Meridiam et FONSIS pourront ainsi posséder et gérer une capacité de production de 120 MW au Sénégal. Cela représente plus de 50 % de la capacité solaire du pays.

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Les deux parcs sont détenus à 40 % par Engie, 40 % par Meridiam et 20 % par le FONSIS. Leur installation permettra à 540 000 personnes d’avoir accès à une électricité renouvelable abordable. Le tarif est fixé à moins de 4 centimes d’euro/kWh, l’un des plus bas d’Afrique sub-saharienne. Les infrastructures permettront également d’éviter l’émission de 89 000 tonnes de CO2 par an.

Avec-Agence Ecofin