Une dizaine de chefs d’État ouest-africains, réunis lors d’un sommet régional extraordinaire, ont décidé, dimanche, de suspendre le Mali de leurs institutions communes en réponse au récent double putsch des militaires maliens et appellent à la nomination immédiate d’un Premier ministre issu de la société civile.

Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), réunis lors d’un sommet régional extraordinaire au Ghana, ont décidé, dimanche 30 mai, de suspendre le Mali de leurs institutions communes en réponse à un double coup d’État militaire, qu’ils ont condamné tout en se gardant d’autres sanctions.

Les présidents des 15 pays de la Cédéao “condamnent fermement le récent coup d’État” et, “après de longues discussions (…) décident de suspendre le Mali “, indique le communiqué final de ce sommet à Accra.

Dans leur déclaration finale, les chefs d’État ont demandé «la libération immédiate de l’ancien président et premier ministre de la transition, assignés à résidence.» Après avoir décidé de la suspension du Mali des institutions de la Cedeao, ils ont demandé la nomination immédiate d’un nouveau Premier ministre civil. Puis, la mise en place d’un nouveau gouvernement inclusif pour poursuivre le programme de transition.

Les chefs d’Etat de la Cedeao réaffirment la nécessité de respecter la période de transition de 18 mois comme ce fut décidée à Accra et comptent mettre en place un mécanisme de suivi à cet effet. Ils rappellent à Goita et la Junte, que «le chef de la transition, le vice-président et le premier ministre de la transition ne devraient en aucun cas être candidats à la prochaine élection présidentielle.»

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Les chefs de la Cedeao appellent à la mise en œuvre immédiate de toutes ces décisions conformément au calendrier de transition défini et exhortent le Médiateur à retourner au Mali dans un délai d’une semaine pour impliquer les parties prenantes sur ces décisions.