La deuxième année de la pandémie est en passe de faire plus de morts que l’an dernier, a prévenu vendredi l’OMS au moment où plusieurs pays entrevoient l’espoir d’une vie plus normale alors que d’autres, comme l’Inde, restent aux prises avec une flambée épidémique dévastatrice.

Le Covid-19 a fait au moins 3,3 millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019 tandis que l’apparition de variants et la progression inégale des campagnes de vaccination continuent d’inquiéter. Selon le patron de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, “au train où vont les choses, la deuxième année de la pandémie sera beaucoup plus mortelle que la première”.

Selon le patron de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, «au train où vont les choses, la deuxième année de la pandémie sera beaucoup plus mortelle que la première».

Ne pas faire vacciner les plus jeunes

Il a en outre appelé à renoncer à vacciner les enfants et les adolescents contre le coronavirus et à faire don des doses ainsi libérées au système Covax pour les redistribuer aux nations défavorisées. Toujours selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, le nationalisme vaccinal empêche de nombreux pays de pouvoir protéger, y compris les personnes les plus vulnérables et les personnels soignants, quand l’Union européenne ou les États-Unis promettent de vacciner une vaste majorité de leur population d’ici l’été.

Au moment où de nombreux pays sont encore en proie à des taux d’infection explosifs, comme l’Inde mais aussi le Népal, le Sri Lanka ou encore certains pays sur le continent américain, le directeur général de l’OMS appelle à “l’équité vaccinale” en passant par un partage des doses, du savoir-faire et des technologies, ainsi que par une levée des barrières commerciales sur les vaccins.

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Avec-AFP