Quinze bateaux avec à leur bord plusieurs centaines de migrants sont arrivés dimanche sur l’île italienne de Lampedusa, située entre la Sicile et l’Afrique du Nord.

Plus de 1.400 personnes ont débarqué de ces embarcations, selon l’agence de presse Ansa, tandis que les autorités italiennes s’attendent à un afflux de migrants sur l’île avec l’amélioration des conditions météorologiques.

Selon les données du ministère de l’Intérieur, environ 11.000 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes depuis le début de l’année, à la date du 7 mai, contre 4.105 sur la même période de 2020.

Malgré la crise sanitaire liée à la pandémie causée par le coronavirus, le mouvement de migration clandestine à partir des pays du Maghreb, notamment de la Tunisie et de la Libye, vers l’Europe se poursuit, notamment à destination de l’Italie. Entre le 1er janvier et le 21 avril 2021, 8 604 personnes sont arrivées en Italie et 65 à Malte, tandis que 359 ont péri en route, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le Sea Watch 4 à nouveau bloqué

En parallèle des nombreuses arrivées dans la péninsule ce week-end et alors que de nombreux migrants sont en attente de secours, les autorités judiciaires siciliennes ont de leur côté reconduit une mesure d’interdiction de toute intervention en mer du navire de sauvetage Sea Watch 4.

Ce bateau – qui a sauvé 455 migrants en mer début mai – avait dû être gardé au port de Palerme, en Sicile, pendant six mois, jusqu’en mars, à l’issue d’une inspection ayant permis de trouver un nombre trop important de gilets de sauvetage à son bord par rapport à la taille du navire. Une inspection considérée par les membres de l’ONG comme une manière détournée de bloquer le navire et de l’empêcher de porter secours aux migrants.

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Un autre navire, le Sea Watch 3, avait quant à lui été bloqué en mars par les garde-côtes au port sicilien d’Augusta, sous prétexte, une nouvelle fois, de problèmes de sécurité.