Amnesty International/ Sénégal a présenté ce mercredi son rapport 2020. Le document aborde plusieurs sujets notamment les violentes manifestations que le Sénégal a connues au cours du mois de mars dernier, la liberté d’expression, les conditions de détention dans les prisons, sur les droits des homosexuels, entre autre. Lors de son speech, son Directeur exécutif, Seydi Gassama, a plaidé pour le respect des droits des homosexuels.

« Des militants ont fait l’objet de campagnes de diffamation et de menaces de mort. Aux termes du code pénal, les relations sexuelles entre personnes du même sexe étaient passibles d’une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement. En octobre, 25 hommes et adolescents ont été arrêtés lors d’une fête privée à Dakar. Inculpés d’«actes contre nature», ils ont été placés en détention. Le 6 novembre, un tribunal de Dakar a condamné deux des adultes à six mois d’emprisonnement et cinq autres à trois mois. Les autres intéressés, y compris tous les mineurs, ont été libérés sans inculpation », a rappelé M. Gassama, d’entrée.

Selon lui, « Quand il s’agit des LGBT, l’Etat dit qu’on veut leur imposer quelque chose. Il faut arrêter la surenchère, la démagogie ».

Toutefois, il a invité l’Etat du Sénégal à prendre ses responsabilité en protégeant la vie des Homos. « On ne peut pas accepter que les homos soient torturés, lynchés ou traqués. Le droit à la vie est garanti par la constitution. Nous demandons à l’Etat de respecter la constitution en protégeant tous les citoyens », a-t-il conclu.

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