Le bureau de l’Assemblée nationale et la conférence des présidents ont déclenché, jeudi, la procédure de levée de l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko cité dans une affaire de viol présumé.

L’Assemblée nationale a été saisie par le juge d’instruction du huitième cabinet du tribunal Hors Classe de Dakar, à l’initiative du procureur de la République.

Le bureau et la conférence des présidents se sont réunis jeudi à l’Assemblée nationale, sous haute surveillance policière. L’étape suivante de la procédure est la mise en place, lundi 15 février, d’une commission ad hoc qui étudiera le fond de cette requête en entendant le mis en cause, Ousmane Sonko.

Elle produira ensuite un rapport à présenter, le 17 février, lors d’une séance plénière consacrée à la levée de l’immunité parlementaire du député.

Adji Sarr, une employée d’un salon de beauté et de massage situé à Dakar, a déposé auprès de la section judiciaire de la Gendarmerie une plainte contre le parlementaire et leader des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef).

La jeune femme déclare avoir été victime de ‘’viols répétés’’ et de ‘’menaces de mort’’ dont le député, candidat à l’élection présidentielle de 2019, serait l’auteur.

Ousmane Sonko est un fonctionnaire des impôts et domaines radié de la fonction publique par Macky Sall, en 2016, pour ’’manquement à l’obligation de discrétion professionnelle”.

Le leader du Pastef est arrivé troisième à l’élection présidentielle de 2019.

APS-

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