Quelque 750 pélicans ont été retrouvés morts dans un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO dans le nord du Sénégal, près de la frontière avec la Mauritanie, refuge de plusieurs millions d’oiseaux migrateurs. Une enquête est ouverte pour connaître la cause de ces décès.

Pour déterminer la cause de la mort des animaux, le ministère a ordonné « d’effectuer l’autopsie sur place et de faire des prélèvements » qui ont été « envoyés » pour analyses dans un laboratoire national, selon le communiqué. Les résultats seront disponibles dans quatre jours selon le directeur national des parcs nationaux, Bocar Thiam.

Les autorités ont d’ores et déjà écarté l’hypothèse de la grippe aviaire, dont un foyer apparu récemment dans une ferme avicole de l’ouest du pays a été officiellement circonscrit, comme cause de cette mortalité inhabituelle des pélicans du Djoudj. « La grippe aviaire ne touche que les oiseaux granivores. Or les pélicans sont des piscivores. On ne peut pas dire qu’il s’agit de cette maladie », a déclaré Bocar Thiam.

Créé en 1971, d’une superficie de 16.000 hectares, le Parc National des oiseaux du Djoudj (PNOD) est classé depuis 1981 au patrimoine mondial par l’Unesco. Situé dans le nord du pays, le parc est constitué d’une succession de zones humides, de savane et de nombreux canaux, lacs, bassins et marécages. On y recense près de 400 espèces d’oiseaux, soit plus de trois millions d’individus.

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