L’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA), à l’instar du HCR et de l’OIM, est profondément dit être attristée par le naufrage d’une embarcation de migrants subsahariens survenu le mardi 19 janvier 2021, informe un communiqué.

En effet, selon les informations publiées par « Infos migrants », par suite des difficultés rencontrées dans les eaux internationales les migrants partis de Zouara ont voulu faire demi-tour, malheureusement de grosses vagues ont fait vaciller le canot faisant ainsi une quarantaine de naufragés au large des côtes Libyennes d’où seule une dizaine de migrants a pu être secourue par un bateau.

Ainsi, cette nouvelle tragédie s’ajoute aux chiffres de l’OIM, qui fait état de plus de 20 000 personnes noyées en Méditerranée ces six dernières années. De surcroît, les étendues désertiques en l’Afrique de l’Ouest et la Libye sont les voies terrestres les plus dangereuses empruntées par les migrants où ont été enregistrées des milliers de morts et des disparus.

Cette situation alarmante doit nous pousser à nous interroger sur, d’une part sur le pourquoi les migrants subsahariens meurent en méditerranée, comparés aux autres migrants, et d’autre part sur l’efficacité de la politique migratoire ou de jeunesse en vigueur dans les pays de l’Afrique subsaharien.

Force est de constater que “malgré les accords et fonds européens mis à la disposition de ces pays pour éradiquer le phénomène de la migration irrégulière, le rythme des départs des migrants s’est accéléré”.

Face à cette situation alarmante de désespoir, l’ADHA dénonce jusqu’à la dernière énergie “l’absence de politique efficace pour faire face aux phénomènes migratoires et aux conditions de vie des jeunes africains”.

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Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) rappelle que ce sont les pays africains qui assument l’essentiel du fardeau de la migration et par conséquent, payent le plus lourd tribut.

Ainsi, l’ONG recommande vivement “une interconnexion des politiques de migrants et de jeunesse des pays africains et subsahariens en particulier afin d’élaborer une stratégie commune de déplacement des migrants en favorisant la coopération sud-sud, une réelle négociation avec les pays européens pour élaborer également une coopération nord-sud sur la migration, et de diagnostiquer les causes profondes et réelles qui poussent les populations jeunes à quitter leur territoire et tenter des aventures en incertains au péril de leur vie”.

Elle rappelle également la nécessité de procéder à une large concertation de corporation des jeunes, de créer des regroupements de jeunes suivant leurs sensibilités afin de créer un véritable et efficace politique de jeunes pour les jeunes et par les jeunes et de créer un organisme neutre et impersonnel qui aura pour but de faire une interconnexion des regroupements de jeunes africains afin de les fédérer, de recueillir, de veiller sur la mise en œuvre de leurs travaux, à conclusions et orientations.

« Il aura une oreille attentive sur les préoccupations des jeunes dans les regroupements pour les défendre dans les réunions étatiques et internationales. L’Action pour les Droits Humains et l’Amitié s’incline sur la mémoire des naufragés péris en mer méditerranéenne et des autres migrants disparus sur les sables du désert, et encourage les rescapés et potentiels migrants à garder espoir en luttant sur place pour leur propre épanouissement ainsi le développement de l’Afrique mère “, conclut la note.