Éducation sexuelle dans les écoles : Le Rassemblement Islamique du Sénégal alerte l’opinion nationale et invite le Chef de l’État à réaffirmer la position du Sénégal sur l’homosexualité.

C’est à travers une déclaration que le Rassemblement Islamique du Sénégal (RIS), par la voix de leur Président, Pape Matar Kébé, alerte l’opinion nationale sur l’intégration dans les curricula, des principes d’éducation à la sexualité et à la santé reproductive pour les enfants de 05 à 18 ans.

À cet effet, l’organisation dénonce l’acharnement des lobbies et des bailleurs de fonds qui cherchent à légitimer l’homosexualité en passant par le concept « genre » à l’école.

Il souligne également dans la déclaration, que ces réformes visent à créer une école extravertie, car les programmes ne tiennent pas compte de nos valeurs et réalités et les réformes ne sont pas concertées. « Ces réformes visent à créer une école extravertie qui n’est ni nationale – les programmes ne tiennent pas compte de nos valeurs et réalités – ni démocratique et populaire les réformes et innovations étant introduites dans le programme sans la concertation avec la communauté », lit-on dans le document.

Ainsi, le RIS salue le courage et l’engagement des organisations syndicales qui ont refusé d’adopter la proposition dudit bailleur, faisant la promotion de l’homosexualité qui est une pratique contraire à nos valeurs traditionnelles, morales, religieuses et culturelles.
Par ailleurs, le RIS invite le Chef de l’État à réaffirmer la position du Sénégal qui condamne l’homosexualité.

Le Sénégal n’envisage «pas de réformer» les programmes scolaires

L’introduction de modules liés à l’éducation sexuelle et à l’homosexualité dans l’école sénégalaise n’est pas « envisagée », selon le ministre de l’Education nationale.

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Mamadou Talla a tenu à rassurer l’opinion après la polémique soulevée cette semaine par l’Unesco. L’organisation onusienne en charge du volet éducationnel et culturel a en effet organisé le 21 décembre dernier à Saly, à près de 100 km de Dakar, un séminaire sur « l’éducation sexuelle et reproductive ». Ayant pris part à cette cérémonie, des enseignants syndiqués ont dénoncé l’opacité du programme tout en refusant de le valider, selon les médias locaux.

« Je voudrais dire d’une manière claire et nette pour que tout le monde comprenne qu’aujourd’hui, au niveau du ministère de l’Education nationale, il n’y a pas de changement de curricula, pas de module, pas de réforme envisagée, ni aujourd’hui ni demain. Que ça soit clair », a déclaré le ministre Mamadou Talla, en marge d’une visite mardi dans une école de formation de jeunes aveugles.

« Nous, on s’en tient à ce qu’on fait au niveau des (cours de) sciences de la vie et de la terre, de l’économie familiale et sociale, mais également de la division qui s’occupe du contrôle médical. Voilà cet accompagnement que nous sommes en train de faire dans la santé de la reproduction », a-t-il précisé, avant d’indiquer qu’«on ne réforme pas comme ça des curricula ».

Depuis l’ébruitement des sujets évoqués dans ce séminaire, plusieurs organisations de défense et de préservation des valeurs nationales, à la suite de syndicats d’enseignants comme le G7, se sont précipitées dans les médias pour s’attaquer aux « propositions de l’Unesco qui ne riment pas avec nos valeurs et convictions ».

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Dans un communiqué parvenu à APA, le Rassemblement Islamique du Sénégal (RIS) a notamment a appelé le chef de l’Etat à « réaffirmer la position officielle du Sénégal qui condamne vigoureusement l’homosexualité ». Il dénonce au passage les organisations et groupes de pression qui cherchent à promouvoir « subtilement » cette orientation sous les vocables « de l’orientation sexuelle et du respect des droits des minorités sexuelles ».

Lors de la visite du président américain Barack Obama, en 2013, Macky Sall avait déclaré que le Sénégal « n’est pas prêt à dépénaliser l’homosexualité ». Pour lui, « il ne saurait y avoir un modèle fixe dans tous les pays. Les cultures sont différentes, tout comme les religions et les traditions ».