Pour la résilience agricole, la Banque mondiale accorde 60 millions $ au Sénégal et cinq autres pays africains qui font face à des défis dont le changement climatique.

Sénégal, Mali, Ghana, Ethiopie, Kenya et Zambie bénéficieront de la Banque mondiale d’un financement 60 milliards $ pour renforcer la résilience de l’agriculture face aux menaces liées aux changements climatiques. Un financement approuvé le 10 décembre dernier par le Conseil des administrateurs de la Banque.

Et l’enjeu est de permettre aux agriculteurs et éleveurs des pays bénéficiaires de mieux anticiper les événements climatiques et réduire leurs effets sur le rendement. Déjà, les accords de Maputo de 2003 recommandaient aux Etats de consacrer au moins 10% de leur budget à l’agriculture. Une résolution qui n’est respectée que par très peu de pays.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des engagements de l’institution mondiale prise lors du sommet Action Climat organisé par les Nations Unies en 2019. Lesquels engagements promettaient de soutenir en Afrique à travers la recherche sur la sécurité alimentaire basée sur les technologies agricoles climato-intelligentes.

L’enjeu ici est de faire bénéficier aux agriculteurs et éleveurs des techniques innovantes pour mieux anticiper les événements climatiques et réduire leurs effets sur le rendement. Ce projet à caractère régional, concernera prioritairement six pays du continent à savoir : le Sénégal, le Ghana, le Mali, l’Éthiopie, le Kenya et la Zambie.
Aujourd’hui, l’agriculture revêt une importance capitale dans plusieurs projets de développement en Afrique. Elle contribue pour 15% du PIB africain. Cependant, le continent fait face à des défis qui compromettent son potentiel agricole, parmi lesquels le changement climatique. En effet, la hausse des températures et la réduction des réserves en eau, ainsi que la perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes, peuvent avoir un impact négatif sur les rendements agricoles.

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Déjà les accords de Maputo de 2003 recommandaient aux Etats de consacrer au moins 10% de leur budget à l’agriculture. Une résolution qui n’est respectée que par très peu de pays.

A côté des Etats, la Banque mondiale a annoncé ce même jour qu’au cours des cinq prochaines années, 35 % de ses financements en moyenne auront des retombées positives pour le climat. Un objectif ambitieux qui vient se substituer à une cible initiale de 28 % à l’horizon 2020, en vigueur depuis cinq ans.