La région de Fatick a bénéficié d’un financement de plus de 4 milliards de francs CFA du Fonds vert pour le climat (FVC) dans le cadre d’un projet de résilience des écosystèmes contre la salinité des terres.

Ce projet est dénommé ’’Accroitre la résilience des écosystèmes et des communautés par la restauration des bases productives des terres salées’’, a indiqué l’adjoint au gouverneur de Fatick en charge des Affaires administratives, Abdou Diop.

Il s’entretenait avec des journalistes en marge de l’atelier de lancement local dudit projet qui va intervenir sur une durée de quatre ans (2020 -2024) dans six communes de la région : Diouroup, Loul Sessène, Djilor, Djossong, Keur Samba Gueye, et Toubacouta.

’’Ce projet vise à répondre à la sollicitation des populations locales, de contrecarrer le phénomène de la salinisation des terres, a-t-il expliqué. Un phénomène qui a fini d’affecter plusieurs terres cultivables de la région de Fatick et de la zone centre’’. Il a souligné que le lancement de ce projet intervient à un moment assez crucial marqué par la reprise de l’émigration clandestine.

’’Par conséquent, a-t-il estimé, il pourrait contribuer à freiner l’émigration clandestine des jeunes qui a repris ces derniers temps, grâce à la restauration des terres cultivables et la création d’emplois’’.

Il a appelé les autorités administratives et territoriales, les acteurs locaux à soutenir le projet qui, selon lui, ‘’avec un bon suivi permettrait d’avoir des résultats plus concrets dans la restauration des terres salées’’.

Le directeur technique du Centre de suivi écologique (CSE), Moctar Dièye, chargé de sa mise en œuvre a indiqué que ’’le projet ambitionne à terme la restauration de 12 000 hectares de terres salées dans sa zone d’intervention’’.

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’’Sur le volet emplois, a-t-il poursuivi, il y a à terme près 2800 emplois prévus, un renforcement de capacité de 100 000 bénéficiaires directs et indirects’’. Il a souligné que l’objectif de ce projet c’est d’avoir une meilleure connaissance de l’ampleur de la salinisation des terres dans la région de Fatick.

Le but visé, c’est aussi de ’’mettre en place des techniques approuvées pour récupérer les terres salées et permettre aux populations de retourner à la culture et donc améliorer leurs moyens de subsistance’’, a ajouté M. Dièye.

Le projet est articulé autour de trois composantes : renforcement des capacités individuelles et institutionnelles des communes et départements de la zone du projet pour une meilleure gestion des terres afin de réduire la salinité, la réduction de la salinité des terres agricoles, pastorales et forestières dans la zone du projet et l’amélioration de la résilience des communautés par la valorisation socioéconomique des terres salées.

Au total, 265. 500 hectares des terres sont affectées par la salinisation, soit 33,6% des terres de la région de Fatick, a confié à l’APS, le coordonnateur de l’unité de gestion du projet, El Hadj Ballé Sèye.

APS-