À trois ans d’une présidentielle à laquelle il a promis de ne pas prendre part, le Président Macky Sall recrute des opposants, dont un ancien Premier ministre et des transfuges socialistes et libéraux. Officiellement pour «propulser la relance de l’économie nationale». Mais en toile de fond, l’échéance capitale de 2024 est omniprésente.

Attendu depuis plusieurs mois, remisé au placard par l’irruption du Covid-19, le remaniement ministériel intervenu le 1er novembre pourrait être une étape cruciale dans la vie politique sénégalaise des trois prochaines années. L’arrivée de l’ex-Premier ministre Idrissa Seck à la tête du Conseil économique social et environnemental (CESE), les mises en selle de la transfuge socialiste Aïssata Tall Sall au ministère des Affaires étrangères, du dissident Oumar Sarr –ex-numéro 2 du Parti démocratique sénégalais (PDS) de l’ex-Président Abdoulaye Wade– à l’Industrie et aux Mines et du magistrat Antoine Félix Diome à l’Intérieur présagent une nouvelle séquence politique dont le terme est l’élection présidentielle de février 2024.

Que cherche au fond le Président Macky Sall? Rendre inéluctable un troisième mandat en sa faveur ou préparer sa succession en assurant ses arrières avec de nouveaux alliés prêts pour l’une ou l’autre de ces alternatives?

Source: SPOUTNIKNEWS

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