La question foncière est le plus gros risque de conflit au Sénégal, a déclaré jeudi à Diamniadio (à 30 km de Dakar) le président sénégalais Macky Sall, en faisant allusion aux nombreux litiges fonciers constatés dans plusieurs localités du pays.

“Nous devons (nous atteler) à la gestion de la question sensible du foncier. C’est le sujet qui fâche. C’est un sujet que nous devons aborder, et sérieusement. Je peux vous dire, en tant que président de la République, que la question foncière reste le plus gros risque de conflit dans ce pays”, a-t-il indiqué en présidant la Journée nationale de la Décentralisation.

Il a dit recevoir au quotidien 20 à 50 dossiers brûlants portant sur des litiges fonciers.

Pour lui, en raison de la complexité de la gestion des terres, il faut concilier “tradition et modernité”, mais aussi “les besoins locaux et les intérêts nationaux”.

Le président Sall a également déconseillé aux maires d’octroyer des terres sans justification valable, en les invitant à ne pas prendre les terres de leurs communes pour “les distribuer au premier venu”.

“On ne peut pas laisser durer cette situation”, a-t-il insisté, parlant du bradage du patrimoine foncier des collectivités territoriales.

Le Sénégal a enregistré ces dernières années beaucoup de contestations des populations sur l’octroi de terres du domaine national à des acteurs privés sénégalais et étrangers.

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