L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté jeudi contre une flambée de maladies mentales en Afrique en raison des perturbations sociales et économiques liées au COVID-19.

Selon Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, la pandémie a aggravé la crise de santé mentale sur le continent du fait des mesures de confinement, des pertes d’emplois et de la toxicomanie.

“L’isolement, la perte de revenus, la mort d’êtres chers et un barrage d’informations sur le nouveau virus peuvent attiser les niveaux de stress et déclencher des problèmes de santé mentale ou exacerber les problèmes existants”, a souligné Mme Moeti dans un communiqué publié à Nairobi.

La pandémie a réaffirmé l’importance d’investir dans des systèmes de santé mentale résilients sur le continent africain, qui compte 15 des 30 premiers pays du monde en termes du nombre de suicides pour 100.000 habitants, a-t-elle précisé.

Selon Mme Moeti, la pandémie de COVID-19 a aussi entravé l’accès à des services de soins de santé mentale de qualité en Afrique en raison du redéploiement du personnel médical, de la stigmatisation et d’investissements insuffisants dans de nouvelles options de traitement.

La toxicomanie, les violences sexistes et la fermeture prolongée des établissements d’enseignement liées à la pandémie, a-t-elle poursuivi, ont aggravé la fragilité des systèmes de santé mentale en Afrique.

“Le COVID-19 s’ajoute à une longue crise des soins de santé mentale en Afrique. Les dirigeants doivent investir d’urgence dans des services de santé mentale vitaux”, a conclu Mme Moeti.

À LIRE  KÉBÉMER : 23 CANDIDATS À L’ÉMIGRATION CLANDESTINE, DONT UN MINEUR, INTERPELLÉS