Le ministre de l’économie a informé durant l’atelier de validation technique du rapport de la Revue annuelle conjointe (Rac 2019) que la croissance économique serait de -0,7%, alors qu’elle était initialement projetée à 6,8% dans la Loi de Finances initiale 2020.

Le ministre de l’économie, Amadou Hott du plan et de la coopération soutient que les résultats encourageants enregistrés au titre de l’exercice 2019 du Plan Sénégal émergent (Pse) sont assez révélateurs du bon comportement de l’économie sénégalaise.

Les performances de croissance économique forte et durable, d’inclusion sociale et d’équité territoriale demeurent, avec le Plan Sénégal émergent (Pse), des priorités qui se sont traduites par de nombreuses réalisations contribuant à entretenir une belle dynamique visant à amorcer la transformation économique et sociale, a déclaré d’emblée le ministre de l’économie, du plan et de la coopération.

En effet, Amadou Hott qui présidait ce matin l’atelier de validation technique du rapport de la Revue annuelle conjointe (Rac 2019) a indiqué dans la foulée que les résultats encourageants enregistrés au titre de l’exercice 2019 confortent cette tendance et sont assez révélateurs du bon comportement de notre économie. En ce sens, note-t-il, au plan macroéconomique, l’activité économique s’est confortée, avec un taux de croissance du Produit intérieur brut (Pib) estimé à 5,3% contre 6,4% en 2018.

« Cependant, cette activité économique a malheureusement connu des soubresauts en 2020 à cause de la pandémie de la Covid-19 », reconnait Amadou Hott. Qui rapporte, en effet, qu’avec les dernières estimations, la croissance serait de -0,7%, alors qu’elle était initialement projetée à 6,8% dans la Loi de Finances initiale 2020.

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Au niveau du secteur primaire, le ministre de l’économie des progrès de 3% ont été notés grâce aux productions animales, halieutiques et horticoles en dépit du déficit pluviométrique. Ces résultats, d’après M. Hott, ont été obtenus grâce à un effort d’investissement de l’État dans la mise à disposition de semences de qualité, la fourniture d’équipements et matériels agricoles et l’accompagnement des professionnels.

Quant aux indicateurs sociaux, dit-il, ils présentent des résultats probants malgré quelques contraintes majeures qu’il faut bien analyser en vue de trouver des solutions qui pourront améliorer la qualité de l’offre de services, notamment dans l’éducation, la santé ainsi que les secteurs de l’eau et de l’assainissement.

Dans le même ordre d’idées, Amadou Hott confie que concernant le domaine de la gouvernance et particulièrement en matière de gestion des finances publiques, les efforts consentis ont permis une amélioration des capacités de mobilisation des ressources internes. « La modernisation des administrations fiscale et douanière a contribué à améliorer les ressources internes », explique-t-il enfin.