Les universités publiques sénégalaises s’apprêtent à reprendre les enseignements, après une suspension de plus de six mois à cause du COVID-19, mais cela ne se fera pas d’une façon synchronisée.

Fermées en mars en vue de freiner la propagation du COVID-19, les universités publiques sénégalaises vont, à partir du 1er septembre, reprendre les enseignements à travers le pays.

La reprise ne se fera pas de la même manière. Trois universités, dont l’Université de Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, l’Université Alioune Diop de Bambey (UADB) et l’Université de Thiès, ont annoncé la reprise pour le 1er septembre. Les autorités universitaires de ces trois établissements d’enseignements ont indiqué avoir déployés des moyens matériels pour permettre de respecter les mesures barrières et reprendre les cours.

Mais tous les étudiants ne seront pas acceptés en même temps dans les campus. La reprise se fera de façon graduelle, avec le respect strict des mesures barrières pour éviter la contamination au coronavirus. Comme les trois universités, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), la plus grande du Sénégal, a annoncé vendredi son plan de reprise des enseignements, également à partir du 1er septembre prochain.

Le recteur de l’UCAD, le professeur Ahmadou Aly Mbaye a indiqué que la reprise des enseignements-apprentissages se ferait de manière graduelle et bimodale (à distance et présentiel). Les autres universités publiques sénégalaises reprennent aussi leurs enseignements avec un décalage de quelques jours.

Mais la crainte de plusieurs observateurs, c’est les risques de flambée des contaminations suite à l’entrée des étudiants dans les campus. Une partie des élèves sénégalais en classe d’examen ont repris les cours depuis le mois de juillet. Les examens scolaires ont commencé depuis mi-août et vont se terminer en mi-septembre.

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Le Sénégal compte désormais 13.384 cas d’infections, dont 9.091 guérisons et 279 décès.