China Machinery Engineering Corporation (CMEC) a signé vendredi avec l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), le contrat de construction du cinquième barrage sur le fleuve Sénégal, le futur barrage de Gourbassi sur l’affluent de la Falémé, à la frontière sénégalo-malienne.

D’un montant de près de FCFA 160 milliards (€ 243 millions) que la CMEC devra mobiliser, l’ouvrage aura des buts multiples grâce à une puissance installée de 18 MW, qui permettra surtout de contrôler les eaux de cet affluent majeur du fleuve Sénégal, en fournissant un débit optimum garanti de 500m3/s à Bakel, la station hydrométrique de référence qui contrôle la quasi-totalité des écoulements de la basse vallée du fleuve Sénégal, selon le communiqué.

Ce barrage permettra, d’une part, d’améliorer l’accès à l’électricité au Sénégal et au Mali, d’autre part, de relever le plan d’eau du fleuve Sénégal à 2,1 milliards de m3 d’eau, permettant une navigation permanente sur 905 km, de Saint-Louis au Sénégal à Ambidébi au Mali, ce qui permettra de desservir plusieurs secteurs, notamment l’agriculture.

D’autre part, il permettra à l’OMVS d’assurer le soutien des faibles crues pour garantir une submersion suffisante des plaines inondables et de permettre les cultures de décrue. « Des surfaces supplémentaires pourront être irriguées en contre-saison par les apports régulés du barrage. Ce qui boostera le potentiel agricole de la vallée du fleuve Sénégal », souligne l’OMVS selon Afrik21.

Enfin, il permettra de développer des activités de pêche.

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