La compagnie australienne, installée sur le site de Sangomar profond, déclare maintenir ses délais d’exploitation et affirme pouvoir réceptionner son premier baril en 2023, tel qu’elle l’avait prévu.

Woodside attend son premier baril de pétrole du champ de Sangomar profond en 2023, à la période où elle l’avait programmé avant la pandémie de coronavirus. La compagnie australienne a ainsi officiellement pris le contrepied des déclarations du Président Macky Sall au journal Financial Times le 22 juin dernier. Le chef de l’Etat sénégalais, citant les problèmes financiers rencontrés par les compagnies pétrolières engagées dans le offshore sénégalais, avait avancé que ces dernières ont été obligées de revoir leurs ambitions à la baisse et de repousser leurs projets d’un an ou deux environ.

Woodside, de son côté, a déclaré dans un communiqué qu’elle avait pu maîtriser l’impact de la pandémie sur le déroulement du projet. Elle rappelle qu’elle avait, en janvier dernier, pu atteindre sa décision finale d’investissement pour produire 100 mille barils par jour sur le site de Sangomar profond.

La situation de Sangomar semble bien différente de celle de son partenaire, sa compatriote Far pretroleum. La chute des cours du baril entraînée par la crise du Covid-19 semble lui avoir porté un coup fatal dans ses ambitions ouest africaines. Elle semble avoir des difficultés à lever les 163 millions de dollars (environ 110 milliards de Cfa) dont elle a besoin pour continuer ses plans d’investissement. A l’heure actuelle, comme dit il y a déjà quelques semaines, Far chercherait plutôt un acquéreur pour ses 15% de parts dans le projet Sangomar.

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Ce qui n’est pas le cas de Bp, dont les projets d’exploitation du gaz de Grand tortue ahmeyin (Gta), à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie, ont aussi été affectés par le coronavirus. Projet phare pour l’exploitation du pétrole et du gaz au Sénégal, le retard connu dans son processus a fortement frappé les esprits, et sans doute conduit le chef de l’Etat à déclarer que les grandes compagnies pétrolières connaissaient des problèmes financiers pour tenir leurs engagements.