Selon les nouvelles projections du FMI, la croissance économique du Sénégal devrait reculer à 1,1% du PIB en 2020 sous l’effet de la covid-19, contre un repli à 3% initialement prévu. Le déficit budgétaire devrait aussi augmenter à 6,1% du PIB.

A l’issue des entretiens menés dans le cadre de la première revue de l’accord au titre de l’Instrument de coordination de la politique économique (ICPE) conclu avec le Sénégal, le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué que le taux de croissance du PIB du pays est désormais projeté à 1,1% pour l’année 2020 sous l’effet de la covid-19, contre 5,3 % en 2019.

Ces prévisions qui reposent sur la maîtrise de l’évolution de la pandémie, la mise en œuvre des mesures de soutien à l’économie et une reprise graduelle de l’activité au cours du second semestre 2020 dans le pays sont en deçà des projections initiales du FMI. L’institution avait établi le recul de l’économie sénégalaise à 3% du PIB cette année.

Dans le même temps, les prévisions de déficit budgétaire se sont légèrement dégradées à 6,1% du PIB en 2020 sous l’effet de la covid-19, contre 5,6% prévus par les projections initiales. Le Fonds fait toutefois savoir qu’il est parvenu à un accord avec les autorités sénégalaises « en ce qui concerne les mesures économiques et financières qui pourraient favoriser l’approbation de la première revue de leur programme sur trois ans au titre de l’Instrument de coordination des politiques économiques (ICPE) ».

Rappelons que l’accord triennal en faveur du Sénégal au titre de l’ICPE a été approuvé le 10 janvier 2020 par le conseil d’administration du FMI. Aligné sur le Plan Sénégal émergent (PSE), il a pour objectif de soutenir les efforts déployés par le pays pour consolider la stabilité macroéconomique et favoriser une croissance soutenue et inclusive.

À LIRE  La crise du coronavirus doit pousser l’Afrique à prendre son indépendance

Le FMI n’accorde aucun financement dans le cadre de l’ICPE. Cependant, l’achèvement des revues du programme « démontrera la détermination du Sénégal à continuer de mener des politiques économiques et des réformes structurelles solides ».