Créer un pont entre les producteurs de produits agricole et locaux avec les ménages en situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle telle est l’ambition de l’initiative “Le panier de la ménagère”

Protéger les systèmes alimentaires locaux et améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de 300.000 personnes vulnérables en zones rurale, urbaine et périurbaine. Tel est l’objectif de l’initiative « panier de la ménagère », lancée le 24 avril dernier.

Portée par la FAO, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes) avec une mobilisation de FCFA 450 millions (€686 000), elle vise à apporter un revenu à environ 5 800 producteurs locaux et à fournir à environ 3 400 ménages vulnérables un panier composé de produits alimentaires diversifiés et nutritifs.

Une initiative qui est une réponse face aux mesures prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie Covid-19 dont la fermeture des marchés et la imitation des déplacements pour favoriser l’écoulement des productions et produits locaux tout en assurant une alimentation aux populations ciblées.

Selon le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Moussa Baldé, «à ce stade, il est difficile de mesurer les impacts réels sur la santé publique, l’économie, l’environnement, et sur les moyens de subsistance des populations».

«Le panier de la ménagère est un pont entre les producteurs qui n’arrivent pas à écouler leurs produits alimentaires et les ménages qui sont en situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle», a expliqué le coordonnateur du Bureau sous-régional de la Fao pour l’Afrique de l’Ouest et Représentant de la Fao au Sénégal, Gouantoueu Robert Guei.

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«Le programme Panier de la ménagère rentre en droite ligne avec notre initiative appelé les femmes font partie de la solution. Les femmes font partie aussi bien des petits producteurs mais seront aussi des bénéficiaires » a indiqué la Directrice régionale d’Onu Femmes Afrique de l’Ouest et du Centre, Oulimata Sarr.

«La réponse au Covid n’est pas que sanitaire. Nous devons faire en sorte de protéger les femmes et les filles affectées par la baisse des revenus, l’accroissement des tensions au sein des ménages et exposées au risque de violences basées sur le genre», a plaidé la représentante résidente de Unfpa, Cécile Compaoré Zoungrana.