La vive préoccupation des autorités sénégalaises sur la hausse des cas de transmission communautaire au Covid-19 et la polémique sur l’attribution des marchés relatifs à l’acquisition et au transport de l’aide d’urgence destinée aux familles vulnérables, sont les sujets phares commentés par les quotidiens sénégalais.

Alors qu’il ne recensait que des cas importés et des cas contacts, le Sénégal a vu augmenter les contaminations par voie de transmission communautaire, depuis plusieurs jours.

Depuis qu’un premier cas issu de la transmission communautaire a été détecté le 21 mars, le nombre de patients infectés par ce mode contamination ne cesse de grimper.

A ce jour, 30 des patients ont été contaminés par cette voie de transmission, selon le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr.

Ce dernier a parlé vendredi d’une ‘’nouvelle situation épidémiologique’’, en faisant allusion à la contamination par voie de transmission communautaire.

Le président de la République aussi a fait part de sa vive préoccupation pour ce mode de transmission du virus, qui est inquiétant dans la mesure où la source de contamination des malades n’est pas identifiée par les services sanitaires.

Macky Sall dit envisager un réaménagement des horaires du couvre-feu en vigueur depuis le 24 mars, en le prolongeant de trois heures en raison de la hausse des cas de transmission communautaire du Covid-19.

Pour réduire les risques de propagation de la maladie à coronavirus, il a décrété l’état d’urgence le 23 mars dernier et instauré un couvre-feu de 20 heures à 6 heures, des mesures prorogées jusqu’à début mai, à la suite de la hausse des cas de coronavirus.

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Le président Sall espère ne pas arriver à un confinement total de la population, et n’exclut pas d’y recourir en cas de non-respect du couvre-feu et de la restriction de la mobilité des passagers entre les régions.

C’est ce qui fait dire au journal Tribune que ‘’Macky Sall marche vers le confinement’’ à cause de la non maîtrise des cas issus de la transmission communautaire. ‘’Le chef de l’État a laissé entendre que l’État n’exclura pas d’aller vers des mesures plus fortes’’, rapporte la publication qui reprend l’interview que le président sénégalais a accordé aux médias français RFI et France 24.

Enquête note que les cas issus de la transmission communautaire ‘’deviennent difficiles à gérer, au point que le président Macky Sall envisage de prendre de nouvelles mesures. ‘’Soulignant sa préoccupation face aux transmissions communautaires, dans un entretien accordé à France 24 et RFI, le chef de l’Etat n’exclut pas d’aller vers un confinement total du pays’’, indique le journal.

”Aujourd’hui, les cas communautaires, c’est le plus grand risque que nous avons. Nous allons prendre également de nouvelles mesures pour contenir cette contamination’’, déclare le président Sall dans des propos rapportés par Enquête.

La même publication met aussi en exergue la polémique sur le transport de l’aide, en soulignant à sa une que ‘’Macky Sall veut en finir’’. “Ce qui est regrettable, c’est que, lorsque nous nous attaquons des sujets d’importance, qu’on veuille nous ramener à des querelles de bas étage’’, a-t-il déploré dans Enquête.

‘’Excédé par la polémique autour des marchés de vivre. Mansour Faye ne +riz+ plus’’, affiche à sa une L’AS pour revenir sur la sortie hier (vendredi) du ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale, pour apporter des éclairages sur quelques points du programme d’aide alimentaire relativement au processus d’acquisition et d’acheminement des denrées.

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“Un exercice qui n’a pas été du tout facile pour Mansour Faye qui, apparemment, en veut fermement aux politiciens, membres de la société civile, certains hommes d’affaires, entre autres personnes’’, écrit le journal.

Selon le journal, ‘’il n’a pas supporté les sévères critiques formulées à son encontre depuis les révélations faites, à tort ou à raison, sur les marchés d’attribution et de transport de l’aide alimentaire, ajoutant que ‘’face à la presse hier, Mansour Faye a failli +péter les plombs+ pour dire finalement qu’il ne sert à rien d’être là à cogiter, à parler et à parloter’’.

Les sociétés qui ont proposé les meilleures offres ont été choisies, et il en est de même pour les transporteurs désignés pour l’acheminement des vivres, a soutenu vendredi le ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale, Mansour Faye.

Il dément ainsi les accusations faites par des voix qui se sont élevées pour déplorer l’‘’opacité’’ de la sélection des fournisseurs.

Deux sociétés appartenant à l’homme d’affaires Rayan Hachem ont été mises en cause. L’homme d’affaires a rejeté les accusations, affirmant n’avoir ‘’rien à cacher’’.

APS-